La
maladie à laquelle sont exposées deux milliards 700
millions de personnes par an dans le monde, et où on enregistre
500 millions de cas cliniques par an, et qui occasionne 2 millions
de décès dont un million d’enfants (soit 25% de
la totalité de la mortalité des enfants) ne va-t-elle
plus sévir grâce au G25 ?
Selon des chercheurs du laboratoire Inserm-Cnrs à Montpellier,
le G25 guérirait du paludisme. Dirigée par le docteur
Henri Vial, cette équipe soutient avoir trouvé la molécule
miracle contre le paludisme. Les essais sont effectués sur
des singes et des souris. Ce sont encore des essais en laboratoire.
Pour le moment, en essai sous forme de solution injectable le G25
serait capable “ de guérir définitivement des singes
infectés ” par le parasite responsable de la majorité
des cas de paludisme de par le monde (le plasmodium falciparum).
Le G25 qui semblerait “ extrêmement puissant et actif ”
aurait raison de toutes les souches du parasite. Même celles
qui résistent aux effets de multiples traitements. Résistance
dont les spécialistes parlent avec beaucoup de prudence. Parce
qu’elle est souvent provoquée par une mauvaise observance
des traitements, par le mélange des molécules que par
une inefficacité avérée du médicament.
Bref. Le G25 viendrait à bout du parasite responsable du paludisme
chez l’homme, quelque soit sa souche… Même à
faible dose, le G25 serait efficace.
Déjà testé au Cameroun, il serait “ facile
à fabriquer et à peu de frais ”, espérons
aussi qu’il ne soit pas cher vendu pour prendre en compte la
réalité endémique du paludisme dans nos pays.
Des pays qui s’interrogent sur le qualificatif donné au
G25 à savoir qu’il “ guérit définitivement
du paludisme ”. Est-il possible de guérir définitivement
du paludisme, là où la piqûre de l’anophèle
femelle et l’inoculation de son parasite sont quasi permanentes
du fait de notre écosystème ? Le programme paludisme
de Côte d’Ivoire conscient de cette endémicité
parle plutôt de réduire les effets nuisibles des piqûres
parce qu’il y aura toujours des moustiques. Guérir définitivement
du paludisme, c’est de ne plus vivre dans nos pays où
chacun de nous héberge en lui une certaine quantité
de parasites.
Pour faire la maladie il y a un certain taux de parasites à
atteindre et c’est ce qu’il faut éviter en se protégeant
avec la moustiquaire imprégnée par exemple. Le traitement
également toujours dans notre environnement ne devrait pas
avoir pour but de détruire tous les parasites dans l’organisme
mais de ramener le taux de parasite (parasitemie) à un seuil
de non maladie.
Ne plus avoir de parasites dans le sang, c’est devenir un sujet
neuf. C’est celui là-même qui, à la moindre
piqûre fait une crise de paludisme. Comment guérir donc
définitivement du paludisme dans un tel contexte ? Toute chose
qui est attribuée au G25.
En tout cas les pays les plus concernés par le paludisme attendent
beaucoup de ce produit miracle.
·En
attenant Patoyoro
Avec
le Colombien Emmanuel Patarroyo, l’on s’attendait à
un vaccin contre le paludisme à l’horizon 2000. Mais
jusque-là, il n’y a pas eu d’essais de vaccins
concluant. Le docteur Patarroyo a impliqué aujourd’hui
son fils dans cette recherche, de même que de nombreux pays
regroupés dans un réseau où se font les essais.
Ne dit-on pas que l’union fait la force ?
L’espoir selon les prévisions les plus optimistes est
permis dans dix ans. Mais en attendant de piquer et d’inoculer
le plasmodium falciparum… et le G25 promet de nous guérir
définitivement… comme un vaccin curatif !
B. ZEGUELA
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l'article original : www.fratmat.co.ci/story.asp?ID=9724
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