Accès aux sites pays fleche Santé tropicale au Bénin BENINSanté tropicale au Burkina Faso BURKINA FASOSanté tropicale au Cameroun CAMEROUNSanté tropicale en Centrafrique CENTRAFRIQUESanté tropicale au Congo CONGOSanté tropicale en Côte d'Ivoire COTE D'IVOIRESanté tropicale au Gabon GABON
Santé tropicale en Guinée GUINEESanté tropicale à Madagascar MADAGASCARSanté tropicale au Mali MALISanté tropicale en R.D. Congo R.D. CONGOSanté tropicale au Sénégal SENEGALSanté tropicale au Togo TOGO



Voir ou revoir les Rencontres Africaines de Dermatologie (novembre 2023) - Plus d'informations

Ce site utilise des cookies afin d'améliorer la navigation et mesurer la fréquentation. Pour en savoir plus, cliquez ici

Revue de presse de Santé tropicale

Trier les actualités par :

Caravane de sensibilisation sur les mutilations génitales féminines et le mariage d'enfants : 6000 élèves touchés directement

Le Faso | Burkina Faso | 25/04/2022 | Lire l'article original

Lancée le 28 mars 2022, la caravane de sensibilisation sur les mutilations génitales féminines (MGF) et le mariage d'enfants dans les établissements a connu son apothéose ce lundi 25 avril 2022, au lycée municipal Nicolas De Preux. Organisée par l'association Awa pour l'épanouissement des filles et des femmes et Voix de femmes, grâce à l'accompagnement de l'ONG SAIDA international, cette activité s'inscrit dans le cadre du projet « Leur protection, c'est toi ».

Les activités de cette caravane de sensibilisation sur les violences basées sur le genre se sont déroulées du 1er au 25 avril 2022. Elle a sillonné 9 établissements de la ville de Ouagadougou. Au nombre desquels le lycée municipal Bambata et de Sig-nooghin, le lycée Marien N'Gouabi, le complexe scolaire la Sagesse, le lycée municipal Vénégré, le collège Protestant, le lycée Bogodogo, le lycée municipal Song-taaba et le lycée municipal Nicolas De Preux. Cet établissement a abrité la cérémonie de clôture ce lundi 25 avril 2022. Au programme de la présente activité, un sketch sur les thèmes de la caravane présenté par la troupe théâtrale Albarka, des animations musicales et des allocutions.

Au Burkina Faso, la réalisation de la tolérance zéro aux MGF et au mariage d'enfants est une utopie au regard de la persistance de ces pratiques, en dépit des multiples efforts consentis dans la lutte. Selon la présidente de l'ONG Voix de femmes, Mariam Lamizana, notre pays occupe le 5e rang mondial en matière de mariage d'enfants avec 52% de filles mariées avant l'âge de 18 ans et reste encore parmi les pays à fort taux de prévalence des MGF. S'appuyant sur des données de l'Etude statistique et de la démographie (ESD) 2010, elle a relevé qu'il est de 67,3% chez les femmes de 15 à 49 ans. « C'est conscients de la persistance et des conséquences néfastes de ces fléaux sur la santé sexuelle et reproductive des jeunes et des adolescents et convaincus de la capacité des jeunes surtout sa frange scolarisée à apporter des solutions nouvelles à travers les nouvelles TIC, que nous avons ciblé le milieu scolaire pour ces activités de sensibilisation », se justifie Mme Lamizana.

Au terme donc de cette caravane de sensibilisation, la satisfaction est au rendez-vous au regard de l'enthousiasme qu'elle a suscité au sein des 9 établissements visités. Au total, ce sont 6000 élèves qui ont été directement touchés. Par le biais des réseaux sociaux, le nombre est estimé à 50 000 personnes. C'est du moins ce qu'a confié la présidente de Voix de femmes. L'objectif de l'information étant atteint, selon elle, il faudra désormais travailler à le véhiculer avec pour objectif de réduire les poches de résistance à l'abandon de ces pratiques.

« C'est petit à petit qu'on tisse la toile de la tolérance zéro MGF. Il faut passer l'information. Il faut aussi choquer la conscience. Par le biais du théâtre de la clôture, vous avez vu un peu la fin de la pièce ou la victime a perdu la raison et plus grave encore elle ne connaîtra jamais la joie de la maternité. Ce n'est pas l'objectif souhaité ni par son père ni par sa communauté », poursuit la présidente de voix de femmes.

La lutte contre les violences basées sur le genre est une guerre généralisée. Et les journalistes représentent également une force capitale dans cette bataille pour le bonheur des populations en particulier des filles et des femmes. « Aujourd'hui, si on parle de l'émancipation de la femme, il faut que la femme dans toute son intégrité physique puisse bénéficier de cette émancipation. Une femme éduquée tant qu'elle traîne un handicap, elle ne peut pas s'épanouir socialement ni dans la vie familiale. C'est pourquoi, nous continuons à persévérer dans la sensibilisation pour qu'ensemble, nous puissions constituer une chaîne de solidarité pour protéger les filles et du mariage d'enfants et des MGF », soutient-elle.

Le proviseur du lycée municipal Nicolas De Preux, Ilisa Samandoulgou, s'est réjoui de cette initiative et du choix de son établissement pour abriter la cérémonie de clôture. Il a, par ailleurs, invité les élèves à être des ambassadeurs dans la lutte contre ces fléaux auprès de leurs camarades et familles. Une invite qui n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd puisque les élèves entendent diffuser les connaissances acquises lors de cette caravane. « Les MGF peuvent engendrer pas mal de complications comme le saignement, les douleurs au moment des rapports sexuels. Par conséquent, j'invite tout un chacun à une prise de conscience », a, pour sa part, déclaré Sandrine Bonkoungou, élève en classe de terminale A4.

Aïssata Laure G. Sidibé

Lire l'article original

Retour

NEWSLETTER

Restez informés : recevez, chaque mercredi, la revue de presse de Santé tropicale. Inscriptions

En septembre 2024 :

img_produit

img_produit

Vous êtes professionnel(le) de santé ?

Ce contenu gratuit vous est destiné :

img_produit

img_produit

img_produit
Téléchargez hearWHO - Pour vérifier l'audition !

img_produit

img_produit

encart_diam_biogaran
Consultez les mentions légales (RCP) des médicaments disponibles dans votre pays

encart_diam_aldounion
Consultez les mentions légales (RCP) des médicaments disponibles dans votre pays


CONTACTEZ-NOUS

adresse Adresse

  • APIDPM
    135, chemin de Canto Maï
    83190 Ollioules - France

tel Téléphone

  • +33 4 94 63 24 99

email Contactez-nous


APIDPM

Qui sommes-nous ?

Droits d'utilisation


Site éditeur :
logo

Valid XHTML 1.0 Strict CSS Valide !