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scidev.net/ | Afrique | 01/04/2025 | Lire l'article original
[DAKAR] Une microalgue marine toxique est à l’origine de la « mystérieuse maladie » cutanée qui a touché plus d’un millier de pécheurs sénégalais de la petite côte de Dakar, il y a cinq ans.
C’est ce que révèlent les résultats d’une étude récemment publiée dans la revue Embo Molecular Medicine.
L’enquête pour déterminer les causes exactes de cette maladie, caractérisée par une éruption cutanée et des brûlures sur la peau, a été menée par une équipe de scientifiques internationaux dont des chercheurs sénégalais.
« Nous avons identifié la cause (de la maladie, ndlr) : une toxine, la portimine A, produite par une microalgue marine, Vulcanodinium rugosum. Cette toxine provoque une inflammation sévère de la peau, entraînant ces lésions graves, qui ont été constatées en 2020 et 2021 sur des pêcheurs artisans au Sénégal », explique Patrice Brehmer, écologiste des pêches et chercheur à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), représentation de Dakar.
Pour parvenir à ce résultat, la collaboration entre les chercheurs a été déterminante, souligne l’écologiste des pêches qui est l’un des principaux auteurs de l’étude en question.
« Notre approche a été résolument multidisciplinaire et collaborative. Nous avons combiné des analyses de laboratoire sur des échantillons d’eau, d’algues et de tissus, avec des enquêtes de terrain approfondies auprès des pêcheurs », explique-t-il.
Une importance particulière, poursuit-il, a été accordée à la collecte des témoignages des pêcheurs et « à l’analyse des diagnostics établis par des dermatologues comme Hadi Hakim ».
« La collaboration avec des experts de diverses disciplines et de différents pays a été essentielle, car elle nous a permis de réunir un large éventail de compétences », ajoute Patrice Brehmer.
A en croire ce dernier, une fois exclues certaines hypothèses telles que les infections virales ou bactériennes et la pollution chimique, la probabilité d’une algue toxique est devenue de plus en plus « plausible ».
« La comparaison avec un cas similaire survenu à Cuba en 2015, rapporté par Philipp Hess de l‘institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (IFREMER), a été un élément crucial de notre enquête », précise cette source.
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