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Le soleil | Sénégal | 04/05/2012 | Lire l'article original
Pour lutter contre la poliomyélite, le Sénégal compte lancer à nouveau, à l’instar des autres pays de la sous-région, les Journées nationales de vaccination (Jnv) contre la poliomyélite. La campagne débutera le vendredi 11 mai 2012 pour prendre fin le dimanche 13 mai. Elle concerne tous les enfants âgées de 0 à 5 ans.
Pour une large sensibilisation des populations, le Sneips a, de nouveau, pris son bâton de pèlerin. Des journalistes et responsables de jeunes ont été rencontrés, le mercredi 2 mai, pour leur faire part de l’intérêt et de l’importance que revêtent ces Jnv. Educateur pour la santé au Sneips, Cheikh Touré a indiqué que ces journées de vaccination de masse contre la poliomyélite permettront d’arrêter la chaine de transmission du virus. « Le Sénégal est restée une dizaine d’années sans la notification d’un seul cas de polio. La maladie avait disparu du pays, mais elle rodait dans les pays de la sous-région. Au moment où on ne s’y attendait pas, elle a fait sa réapparition avec 18 cas notifiés entre janvier et mars 2010 », a-t-il soutenu.
Toutefois, il a précisé que des efforts ont été consentis pour interrompre la circulation du virus. Mais, « il s’avère toujours nécessaire de continuer l’organisation des journées de vaccination contre la polio, surtout lorsque nous considérons les cas de refus persistants, les absences et les difficultés liées à l’accès pour certaines cibles », a indiqué M. Touré.
Lors des précédentes campagnes de vaccination contre la polio, 1.692 enfants n’ont pas été vaccinés. Parmi ces derniers, figurent, entre autres, 56 cas pour cause de refus, 773 pour des raisons d’absence que Cheikh Touré a qualifié de « refus déguisé », 386 cas pour lesquels les vaccinateurs ne sont pas allés dans les maisons et 477 autres enfants qui n’ont pas été vaccinés pour d’autres raisons.
Pour faire face à ces difficultés lors de la prochaine campagne de vaccination, Cheikh Touré a préconisé une « large implication » de tous les acteurs au niveau communautaire, pour mieux divulguer l’information et sensibiliser les populations sur les dangers de cette maladie. «I l faut aussi profiter de cette campagne pour redynamiser les comités de mobilisation sociale », a conseillé M. Touré.
Maguette Guèye DIEDHIOU
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