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Le quotidien | Sénégal | 21/11/2014 | Lire l'article original
La solidarité transfrontalière est indissociable aux exigences de résultats pour l’Afrique, hantée par des épidémies de toute sorte. Il y a quelques décennies, c’était le VIH/Sida ; aujourd’hui, c’est le virus Ebola qui met à nu la faiblesse du plateau technique des structures de santé sous-régionales. Au moment d’entamer hier à Dakar la 4ème rencontre régionale du programme FEV (Frontières et vulnérabilités au VIH/Sida en Afrique de l’Ouest), le directeur exécutif d’Enda Santé au Sénégal a mis en exergue le contexte actuel, marqué par la virulence de la fièvre Ebola en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone (5 400 morts).
Cette hécatombe, rappelle-t-il, est consécutive à des années d’instabilité politique dans ces pays dont certains même ont connu la guerre civile. Le souhait de Daouda Diouf aurait été de voir la solidarité sous-régionale prévaloir pour résorber le gap créé par la précarité des systèmes de santé de ces pays touchés. «La solidarité entre pays voisins ne doit pas être un vain mot», a regretté M. Diouf, déplorant au passage l’absence de la Guinée qui devait faire une communication relative à la contribution des acteurs communautaires à la lutte contre Ebola et le VIH/Sida.
Le patron d’Enda/Santé semble affirmer que le Sénégal ainsi que les 7 autres pays, concernés par le programme Fev, ont un destin intimement lié aussi bien sur le plan territorial que sur le plan médical. Il prône alors la mutualisation des forces et surtout l’harmonisation des interventions afin de combattre les épidémies qui n’ont pas de frontières. «A l’apparition du Sida, les gens étaient méfiants et entretenaient une certaine stigmatisation qui a participé à la propagation du virus. C’est après que les gens ont compris que la méfiance n’était pas une bonne approche. De la même manière, nous pensons qu’avec le virus Ebola, ce n’est pas se barricader qui va régler le problème, il faut plutôt s’ouvrir et s’entre-aider. Heureusement, on a vu que le Sénégal a eu à déployer une équipe médicale en Guinée pour appuyer nos frères guinéens dans la prévention et la prise en charge», a indiqué Daouda Diouf.
C’est la même conviction affichée par le directeur adjoint de l’équipe régionale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre de l’Onusida, Léo Zékeng, qui estime qu’en plus des approches nationales, «il est important aussi d’avoir des approches sous-régionales, transfrontalières où on encourage les échanges entre pays, parce que les épidémies n’ont pas de frontières». Zékeng ajoute : «Il y a beaucoup de leçons à tirer des stratégies mises en place dans la réponse à l’épidémie de VIH/Sida qui peuvent s’appliquer à la fièvre hémorragique à virus Ebola, notamment l’approche multisectorielle, le leadership, l’implication des communautés, la lutte contre la stigmatisation, entre autres.»
Le Fev est un projet innovant, qui a le mérite de cibler dans les pays d’intervention les groupes les plus vulnérables comme les travailleuses du sexe, les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes ou encore les populations transfrontalières, afin d’accélérer l’élimination du VIH en 2030.
Aicha
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