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Corbeau News Centrafrique | Centrafrique | 14/11/2022 | Lire l'article original
Bangui (République centrafricaine) – Le spectre de la famine plane en Afrique. Depuis le début du conflit en Ukraine des navires cargos remplis de blés sont bloqués dans les ports de la mer noire, la Russie vient d'annoncer son retrait de l'accord permettant à ces cargos d'exporter la production de céréales indispensables pour une grande partie du monde et notamment de l'Afrique. De ce fait, la Russie utilise l'arme alimentaire et prend en otage la sécurité alimentaire mondiale. Car, rappelons-le, 30% des exportations mondiales de blés viennent de l'Ukraine.
Depuis février 2022, les cours mondiaux des produits de première nécessité comme le blé et l'huile se sont envolés. Pour l'instant, certains gouvernements du continent africain arrivent à stabiliser l'inflation. C'est le cas en Egypte ou en Tunisie où le pain est subventionné. Mais, il convient de se demander combien de temps ça peut durer.
La Russie, qui veut s'imposer partout comme le nouveau partenaire des africains, n'hésite pas à risquer une famine pour ses seuls intérêts. Car, si la pénurie de céréales se confirme, l'Afrique sera sans doute l'une des premières victimes de cette décision. L'Ukraine, de son côté, continuera de bénéficier de l'aide massive de ses alliés.
La Tunisie s'en souvient, en 1983 et 1984 les émeutes du pain ont fait des centaines de morts. En Ethiopie entre 1984 et 1985 la famine à fait entre 200 000 et 1 million de morts. Entre 1991 et 1992 en Somalie c'est plus de 300 000 somaliens qui en ont été victimes. Pourtant on parle d'époques où les pays riches se sont mobilisés pour apporter leur aide.
Il est légitime de se demander comment la Russie peut aujourd'hui risquer d'employer ce moyen qui ne touchera pas ses adversaires directs mais impactera avec force le continent Africain. La réponse est simple : la Russie cherche simplement à maintenir au pouvoir des autorités totalement à sa merci contre des votes favorables aux Nations-Unies.
L'intérêt général de l'Afrique et de ses habitants ne comptent pas. Cette simple décision, plus symbolique que stratégique a sans doute déjà condamné beaucoup d'habitants de ce continent africain que le Kremlin dit « vouloir aider ».
Adama Bria
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