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Le soleil | Sénégal | 04/03/2025 | Lire l'article original
Malgré des progrès dans le cadre de la lutte, le paludisme est toujours présent au Sénégal. Les régions de Kolda, Kédougou, Tamba, Diourbel et Kaolack sont considérées comme la zone rouge. Par conséquent, le Programme national de lutte contre le paludisme prescrit une intervention spéciale.
L’objectif d’élimination du paludisme est fixé à 2030. Mais des zones pourraient remettre en cause cette ambition du Sénégal déclinée dans le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp). Hier, lors de l’ouverture, à l’Ucad, de la Rencontre internationale annuelle du programme sur la génomique appliquée dans la prise de décision au paludisme qui se tient du 3 au 7 mars, le Pnlp a décliné la situation nationale de cette maladie infectieuse tropicale, due à un parasite transmis par la piqûre de certains moustiques.
Il ressort de la présentation du Professeur Aliou Thiongane, coordonnateur du Pnlp que les régions de Kolda, Kédougou, Tamba, Diourbel et Kaolack sont les zones les plus touchées par le palu. En 2024, Kédougou arrive en tête en termes de nombre de cas avec 63.258 malades. Elle est suivie de Diourbel qui totalise 62.735 cas de palu devant Tambacounda (60.432), Kaolack (41.083) et Kolda (31.351). « Ces régions représentent 91% des cas de paludisme de moins de 5 ans ; 64% des cas graves ; 82% des cas graves des enfants de 5 ans ; 63% des décès liés au paludisme et 86% des décès liés au paludisme des enfants de moins de 5 ans », a souligné le Pr Aliou Thiongane.
Pour le coordonnateur du Pnlp, il faut une intervention spéciale pour faire baisser le paludisme afin que l’objectif d’élimination soit vraiment atteint d’ici 2030. « C’est une zone rouge (les 5 régions) qui n’est pas loin des 100% de cas : un scandale. Il faudra mettre des mécanismes pour élaborer des plans de mise en œuvre afin que ces zones soient dans les deux prochaines années à un taux de moins de 15 cas pour 1.000 habitants. Il y a urgence d’intervenir dans ces zones », a alerté le Pr Thiongane. Au Sénégal, en fonction du degré de transmission, il existe 3 classifications de transmission.
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