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Sud Quotidien | Sénégal | 14/03/2025 | Lire l'article original
Le centre de santé de Maka Colibantang s’est distingué dans la lutte contre le paludisme malgré que la région médicale de Tambacounda reste dans la zone rouge dans cette lutte vectorielle. En visite dans ce lieu, hier, jeudi 13 mars, les acteurs ont dévoilé les stratégies déroulées qui reposent sur une démarche inclusive avec la population locale.
La lutte anti vectorielle est axée dans la proximité des acteurs de la santé avec la communauté, dans la commune de Maka Colibantang située dans la région médicale de Tambacounda. Concernant la lutte contre le paludisme, cette zone a fait d’énormes progrès, en sortant de la zone rouge, contrairement au niveau régional qui affiche des indicateurs négatifs. En visite à Maka Colibantang dans le cadre du projet « Santé et lumière » de l’association des journalistes en santé population et Développement (Ajspd) en partenariat avec Bill et Melinda Gates, les stratégies développées ont été partagées dans ce district qui polarise 13 postes de santé, un centre de santé, 14 cases de santé, dont 13 qui sont fonctionnelles, 95 sites Pecadom dont 30 sites communautaires.
Selon Malamine Thiam, superviseur des soins de santé primaire du district même si c’est très difficile d’analyser et donner la situation actuelle de cette zone pour cause de rétentions d’information sanitaire des agents de la santé, il est certain que les progrès sont réels dans cette localité qui concentre une population totale en 2025 de 106 372. « On peut faire un bref recul par rapport à l’année 2018 jusqu’à 2021 pour essayer de voir les stratégies qui ont beaucoup contribué à la baisse de l’incidence palustre dans notre district. En 2018, nous étions à une incidence qui était de 279 pour mille. Et en 2019, nous en étions arrivés à 184 pour mille. Et pour, 2021, 2022, 64 pour mille. Cela veut dire tout simplement que des efforts vraiment colossaux ont été faits pour arriver à ces résultats ».
Revenant sur les efforts consentis par le district, M. Thiam a souligné la Pecadom, qui est la prise en charge des cas à domicile gérée par des acteurs communautaires qui sont formés en ce sens et qui pratiquent dans le village où ils sont désignés. Il s’y ajoute les Pecadaaras et les Pecaécoles. « Ces stratégies consistent tout simplement à faire le relais chaque semaine dans chaque ménage, des daraas et écoles pour aller dépister les enfants qui sont fébriles. Et une fois l’enfant dépisté, à lui le dispensateur, de voir maintenant si ce dernier à le paludisme. Si c’est le cas, il le traite directement. Si le cas est négatif, l’enfant est référé directement au niveau du poste de santé pour une meilleure prise en charge. Cependant, si l’enfant désisté positif présente aussi un signe de gravité, le cas est référé directement à la structure rattachée » a-t-il fait savoir.
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