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Pressafrik | Sénégal | 26/03/2025 | Lire l'article original
Un groupe de scientifiques africains est convaincu que l’étude de la diversité génétique des populations du continent a beaucoup à nous apprendre. Et ils sont résolus à faire avancer la recherche afin que l’Afrique ne se retrouve pas, encore une fois, la grande oubliée des études.
« Diversité ». C’est le maître mot présent dans toutes les bouches lors du sommet de la Human Genome Organisation (HUGO) qui s’est tenu, ce mois-ci, à Durban en Afrique du Sud. Un concept essentiel, pour faire progresser la science génomique. Et pourtant, le continent africain reste sous-étudié, puisque sa population représente moins de 2% des séquençages de génomes humains réalisés dans le monde.
Pour le chercheur camerounais Ambroise Wonkam, cela engendre un grave manque d’équité : « Si nous ne connaissons pas les gènes qui sont les plus importants en termes de diagnostic des maladies génétiques des populations africaines, il est impossible pour moi, en tant que médecin généticien, de soigner un enfant africain de la même façon que je soigne un enfant européen » précise-t-il. Il se souvient que, lorsqu’il travaillait en Suisse, l’étude d’un seul gène lui permettait d’expliquer l’origine d’une surdité chez un enfant dans 50 % des cas. « Lorsque je suis retourné sur le continent africain, j’ai testé des enfants camerounais, ou des enfants sud-africains noirs, 0 % d'entre eux n’avaient de mutations dans ces gènes » a observé celui qui occupe aussi le poste de président de la Société africaine de génétique humaine (AfSHG).
« Le pourcentage des patients chez qui nous pouvons atteindre un diagnostic définitif est plus faible que le pourcentage qui peut en obtenir un en Europe ou en Amérique du Nord, en raison du manque de données chez nous, renchérit Aimé Lumaka, professeur de génétique à l’université de Kinshasa. ous comparons le profil de l’individu qui est venu chez nous, au profil génétique existant dans les bases de données, et comme nous ne retrouvons pas certains profils, nous ne connaissons pas la signification de certains profils génétiques africains. »
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