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Le potentiel | Congo-Kinshasa | 01/04/2006 | Lire l'article original
Le ministère de la Santé, par le biais du programme national de lutte contre le Sida (Pnls) a présenté vendredi 31 mars 2006 les résultats de sérosurveillance sentinelle du Vih/Sida chez les femmes enceintes en Rdc pour l’année 2005. Cette cérémonie a eu lieu dans la salle de réunion au siège de la représentation de l’Organisation mondiale de la santé en Rdc. Ces résultats concluent que la séroprévalence chez les femmes enceintes accuse une stabilité depuis 2004, soit un taux général de 4,6 % sur la cible générale et 4,2 chez les femmes âgées de 15 à 24 ans.
La présentation faite par le Dr Okendeshungu indique que la cible était composée d’environ 12.473 femmes enceintes reparties dans 24 sites dont 14 des milieux urbains et 10 des milieux ruraux à travers le pays. Ce qui a donné un échantillon d’environ 500 femmes par sites, qui ont subi un test anonyme lors de la consultation prénatale. Le taux de prévalence enregistré lors de l’enquête est de 4,6 % sur la population générale et 4,2 % chez les femmes dont l’âge entre 15 et 24 ans. Dans la capitale, ce taux est de 3,2 % tandis qu’en milieu urbain et rural on enregistre respectivement les taux de 2,5% et de 4,1 %.
Dr Okende a également relevé les tendances enregistrées dans ces différents milieux. Selon lui, le site de Tshikapa, dans la province du Kasaï occidental, où l’étude de séroprévalence est effectuée pour la première fois, présente la prévalence plus la élevée, soit 7 %. Pour la ville de Lodja qui était en tête en 2004 avec une prévalence 6,6% la tendance est à la hausse, soit 7,2% en 2005. Il a souligné qu’outre le Vih/Sida, l’enquête a visé aussi la surveillance des infections sexuellement transmissibles auprès de la même cible. Parmi ces infections, il a relevé la syphilis pour laquelle on a enregistré un taux de 4 % dans l’ensemble, de moins de 1% dans la capitale, de 3,2 % en milieux urbains et 5,8 % en milieux ruraux. Il a fait savoir pour les tendances que le site de Karawa dans la province de l’Equateur vient en tête avec 12,3 %.
Il a également fait observer des tendances qui suscitent des discussions ou des interrogations, notamment le site de Neisu dans la province Orientale dont le taux de prévalence est passé de 6,4 en 2004 à 4% en 2005 ; la ville de Bunia dans la même province dont la prévalence tend vers la hausse, etc.
Pour sa part, le professeur Kayembe de l’école de santé publique, a fait savoir que celle-ci tend à la baisse. Il fait ce pendant remarquer le déséquilibre des sites. Pour lui, il y a nécessité d’augmenter des sites dans les milieux ruraux étant donné que ces milieux renferment environ 70 % de la population congolaise. Il également noté que Kinshasa a la séroprévalence la plus basse, à Matadi rien n’est plus fait depuis six ans, la tendance est à la hausse à Lubumbashi tandis que la situation est stable à Mbuji-Mayi.
Dans les milieux ruraux, a-t-il souligné, il y a une tendance à la baisse. Mais cela n’est pas significatif. Il a, enfin, relevé les zones touchées par la guerre, notamment la ville de Goma où la tendance augmente significativement, la ville de Bunia où il y a une stabilité et la ville de Kisangani qui connaît une légère augmentation. Selon lui, la leçon à tirer de ces tendances, c’est qu’il y a plusieurs épidémies en Rdc qui se classent selon les trois tendances, à savoir la baisse, l’augmentation et la stabilité.
Au chapitre des discours, le ministre de la Santé a invité les décideurs, les partenaires, les bailleurs des fonds, les intervenants et la population à faire usage de ces informations pour mieux organiser la lutte contre cette pandémie dévastatrice.
Le coordonnateur du Programme national multisectoriel de lutte contre le Vih/Sida. M. Mandjo, a, de son côté, relevé l’importance capitale que revêtait la présentation de ces résultats. Une activité qui fait partie de la mission assignée au Pnmls.
R.S.K
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