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Walfadjri | Sénégal | 23/01/2008 | Lire l'article original
Cette analyse situationnelle a montré que le chiffre de 17 000 orphelins du VIH ne porte que sur le tiers des enfants affectés par la pandémie, explique le pédiatre Ngagne Mbaye qui présentait l’étude, la semaine dernière, devant Awa Ndiaye, ministre de la Famille, de l’Entreprenariat féminin et de la Micro-finance, et des différents acteurs de la riposte.
Cette analyse de la situation des orphelins et autres enfants rendus vulnérables (Oev) par le VIH a permis de disposer d’informations fiables sur le nombre d’enfants affectés. Cette étude donne également des informations sur la situation des droits des enfants, sur les capacités des différents acteurs et la qualité des interventions afin de leur assurer une prise en charge optimale. En effet, le VIH majore le risque des enfants d’être infectés, de perdre leurs parents, et avec eux, l’opportunité de grandir dans une famille capable de répondre à leurs besoins essentiels.
Cette étude, réalisée entre avril et octobre 2007, a montré une plus fréquence de la malnutrition et des maladies à infections chez les enfants affectés par le VIH/Sida. Dans l’approche, cette étude qui a été assurée par le Comité de pilotage issu du Groupe de travail multisectoriel sur les Oev, a été un peu difficile car il s’agissait de recueillir l’information sans pour autant stigmatiser ou heurter la conscience des enfants, souligne le pédiatre Ngagne Mbaye. Selon lui, il fallait un double consentement. D’abord, s’adresser à des adolescents et ensuite, avoir l’aval des parents. Les thèmes sur lesquels portaient les enquêtes, concernent les droits essentiels des enfants, à savoir la santé, la nutrition, le bien-être psychologique, l’éducation et la protection légale.
Cependant, le pédiatre Ngagne Mbaye a déploré l’absence
d’un véritable cadre de référence pour la prise en
charge des Oev. ‘Il nous faudrait une approche holistique et durable qui
réglerait tous les problèmes de coordination dans les interventions’,
note le pédiatre, ajoutant ‘qu’il ne s’agit pas d’offrir
de la nourriture ou des fournitures scolaires pour dire qu’il y a prise
en charge’. Selon le coordonnateur du Comité de pilotage issu du
Groupe de travail multisectoriel sur les Oev, il faudrait travailler à
mettre en place un paquet de services pour la prise en charge des Oev et chercher
un référentiel dans l’élaboration des démarches.
Pour sa part, Mme Awa Ndiaye, ministre de la Femme, de l’Entreprenariat
féminin et de la Miro finance, a assuré que son département
travaillera à la réduction de l’impact socio-économique
de la pandémie auprès des Oev. Pour cela, elle appelle à
une implication massive de tous les experts sur le VIH, en santé de la
reproduction et les assistants sociaux.
Selon le secrétaire exécutif du Conseil national de lutte contre le Sida, le Docteur Ibra Ndoye, cette politique globale de prise en charge des Oev entre dans le cadre du plan stratégique 2007-2011 de lutte contre la pandémie et plus spécifiquement du ministère de la Famille en charge de ce volet.
Issa NIANG
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