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Le soleil | Sénégal | 26/09/2008 | Lire l'article original
La 5e réunion du Réseau régional des laboratoires VIH/Sida en Afrique a été ouverte hier à Dakar. Les experts venus de 46 pays ont exprimé l’exigence du renforcement des laboratoires afin de leur permettre d’occuper une place de premier plan dans la prévention du VIH/Sida et dans la prise en charge des malades.
« La reconnaissance du réseau devient de plus en plus grandissante. L’amélioration des capacités des laboratoires exige une union. Notre quête de qualité doit nous pousser toujours à nous remettre en cause », souligne le conseiller régional pour les laboratoires VIH/Sida de l’Oms/Afrique, le docteur Gersly Damet.
Tous les experts sont convenus de l’urgence de relever les contraintes des laboratoires dans un contexte caractérisé par la propagation de l’épidémie et un taux élevé de mortalité. « Les efforts constants d’intensification des traitements et de la prévention du VIH/Sida donnent des résultats probants dans certains pays, mais la mortalité due au Sida reste élevée en Afrique du fait de l’ampleur des besoins de traitements non satisfaits. La réponse est aussi affectée par la pauvreté, le déficit en infrastructures sanitaires et en personnel qualifié », énumère Cheikh Ndiaye, conseiller régional pour les laboratoires VIH/Sida de l’Oms/Afrique. Les laboratoires sont au cœur de la Prévention de la transmission mère-enfant (Ptme), de la mise en œuvre des stratégies de sécurité sanguine, le suivi des patients, de la surveillance de la résistance et du contrôle de la qualité des médicaments.
L’urgence de relever les défis
Les laboratoires ne peuvent remplir ces missions en relevant le défit de qualité, le déficit de personnel qualifié, la réactualisation des connaissances des agents, entre autre. « Dans le contexte de ressource limitée que vivent nos pays, beaucoup de défis restent à être relevés pour disposer de système de laboratoires adéquats pour appuyer la mise en œuvre des programmes. Ces défis ont pour noms : manque de leadership et de plaidoyer, insuffisance de ressources humaines, de formation continue de personnel », fait remarquer le conseiller technique du ministère de la Santé et de la Prévention, Assane Yaradou.
Les acteurs de la Santé, les Etats et les partenaires sont tenus de relever tous ces défis pour garantir la fiabilité des tests, des analyses. « Il y a un besoin urgent de renforcer l’infrastructure de laboratoires et le système d’assurance qualité pour améliorer la fiabilité de résultats des tests VIH. Cela peut être fait par la collaboration régionale, sous-régionale », indique Assane Yaradou.
Ce réseau créé en 2001 a pour objectifs de promouvoir des approches communes sur la politique, les procédures de laboratoires, l’échange d’expertise technique entre les institutions impliquées dans le diagnostic et le suivi biologique du VIH/Sida, entre autre.
Les participants proposeront des solutions pour maintenir la qualité et un support diagnostique fiable pour les programmes VIH/Sida.
Idrissa SANE
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