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Sud Quotidien | Sénégal | 26/09/2008 | Lire l'article original
En cette période hivernale marquée par une forte endémicité, le paludisme constitue, avec 43% des motifs de consultation médicale, une véritable préoccupation de santé publique dans la région de Kolda. Presque partout l’anophèle femelle dicte sa loi malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation et de distribution de moustiquaires imprégnées menées concomitamment par les structures sanitaires et les partenaires comme World vision ou le CCF. Conséquence : des centaines de malades, enfants et femmes, affluent au quotidien vers les centres et postes de santé.
Pour inverser la tendance, les autorités sanitaires locales et leurs partenaires ont mis en œuvre un paquet d’activités tout comme des stratégies de prise en charge des malades par les tests rapides de dépistage. Selon le docteur Ibrahima Claude Touré, médecin chef du district sanitaire de Kolda, « en cette période hivernale marquée par une forte endémicité, le paludisme est la maladie qui atteint le plus les populations.
Pis, la plupart d’entre eux nous parviennent dans un état grave à cause du retard qu’ils subissent dans les évacuations sanitaires ». En fait d’évacuation, il faut signaler que la grande majorité des pistes de production et autres routes sont impraticables en cette saison des pluies, vu leur état de dégradation très avancé. Or, neuf familles sur dix évacuent leurs malades par des charrettes, à dos d’ânes ou à bicyclette.
Cette situation favorise de fait la mortalité maternelle et infanto–juvénile. En raison de tous ces facteurs, on estime que 5 femmes en travail sur 20 dans la zone perdent la vie au moment de l’accouchement pendant que 3 enfants ruraux sur 10 n’ont pas la chance de célébrer leur 5ème anniversaire. IL en résulte que les couches les plus vulnérables face au paludisme restent les enfants et les femmes enceintes.
Et malheureusement, la cote d’alerte semble atteinte dans une région où d’énormes difficultés restent encore à surmonter au niveau des structures sanitaires, malgré les efforts herculéens déployés par les hommes en blouse blanche pour la prise en charge des malades. Des difficultés qui ont pour noms déficit de personnel qualifié et autre manque de moyens logistiques.
Pour preuve : les trois ambulances du département de Kolda avec ses 8284Km ne sont en vérité que des cercueils roulants qui tombent régulièrement en panne et, pis, au moment où le besoin des évacuations s’impose. Rien que pour la communauté rurale de Ndorna qui compte 45 000 âmes et fait deux fois la région de Thiès, il n’y a qu’un seul poste de santé fonctionnel. Une situation partout identique dans la contrée.
Si espoir il y a, il semble venir de l’action associative. Ainsi en est-il de l’ONG CCF qui a eu à distribuer 10 000 moustiquaires imprégnées dans le département et à titre gratuit. Fortement rédhibitoire pour la promotion du capital humain, la malaria qui tue plus que le Sida, selon les spécialistes, continue de faire des ravages dans cette partie du Fouladou balanta koulak caractérisée par l’extrême pauvreté des ménages, un grand taux d’analphabétisme et un état piteux des routes permettant à peine l’évacuation des patients.
Par Cheikh Omar seydi
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