Matériels et méthode : Une étude transversale rétrospective a été réalisée dans le district sanitaire d’Antsiranana-I. Cent soixante-quatorze femmes allaitantes ayant un enfant âgé de 2 à 4 mois ont été recrutées. La collecte des données a été effectuée par une enquête et une mesure anthropométrique auprès des mères. L’état nutritionnel a été estimé à partir de l’Indice de Masse Corporelle (IMC).
Résultats : Les résultats ont montré que 63,8% des mères étaient en bon état nutritionnel (18,5 < IMC < 25), 31,6% en surpoids (25 ≤ IMC < 30) et 4,6% obèses (IMC ≥ 30). Quarante-neuf femmes (28,2%) n’ont pas pratiqué la tradition "mifana", 59 (33,9%) l’ont pratiqué avec une durée de 1 à 3 semaines et 37,9% pour une durée de 4 semaines et plus. Une association significative entre l’état nutritionnel des mères et la pratique traditionnelle "mifana" est observée. En analyse multivariée, les mères ayant pratiqué la tradition "mifana" pendant 4 semaines ou plus est significativement plus fréquente parmi les obèses ou en surpoids OR [IC95%] = 5,8 [2, 9-11, 7].
Conclusion : La présente étude a un intérêt dans un pays comme Madagascar où les communautés respectent encore les pratiques traditionnelles et où la prévalence de la dénutrition chez les femmes reste élevée. La promotion de ces pratiques traditionnelles ne serait-il pas envisageable comme une stratégie d’amélioration de l’état nutritionnel des femmes ?

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Résultats : Les résultats ont montré que 63,8% des mères étaient en bon état nutritionnel (18,5 < IMC < 25), 31,6% en surpoids (25 ≤ IMC < 30) et 4,6% obèses (IMC ≥ 30). Quarante-neuf femmes (28,2%) n’ont pas pratiqué la tradition "mifana", 59 (33,9%) l’ont pratiqué avec une durée de 1 à 3 semaines et 37,9% pour une durée de 4 semaines et plus. Une association significative entre l’état nutritionnel des mères et la pratique traditionnelle "mifana" est observée. En analyse multivariée, les mères ayant pratiqué la tradition "mifana" pendant 4 semaines ou plus est significativement plus fréquente parmi les obèses ou en surpoids OR [IC95%] = 5,8 [2, 9-11, 7].
Conclusion : La présente étude a un intérêt dans un pays comme Madagascar où les communautés respectent encore les pratiques traditionnelles et où la prévalence de la dénutrition chez les femmes reste élevée. La promotion de ces pratiques traditionnelles ne serait-il pas envisageable comme une stratégie d’amélioration de l’état nutritionnel des femmes ?

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Médecine d'Afrique francophone

« "Mifana" : pratique traditionnelle après accouchement et état nutritionnel des mères à Madagascar »

publié dans Médecine d'Afrique francophone 6306 - Juin 2016 - pages 365-371.

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