Observation : Nous rapportons l’observation d’une fillette de 7 ans, admise au service des urgences pédiatriques du CHN de Pikine dans un tableau de troubles digestifs et d’altération de la conscience après ingestion de "ditax" sauvage. L’examen clinique à l’entrée objectivait des troubles hémodynamiques, métaboliques, respiratoires et neurologiques. Le bilan paraclinique retrouvait une hyperleucocytose à prédominance neutrophile, une insuffisance hépatocellulaire et une insuffisance rénale fonctionnelle. Le scanner cérébral mettait en évidence des lésions des noyaux basaux. L’étude cytochimique du LCR était normale. Le diagnostic d’intoxication au Ditakh sauvage compliquée d’une défaillance multiviscérale était posé. L’évolution s’était faite sur le plan clinique vers la récupération neurologique progressive et la normalisation des constantes biologiques.
Conclusion : La fréquence des intoxications par des plantes non comestibles est mal connue en zones tropicales et inter-tropicales, car il n'existe pas ou peu de centres anti-poisons. Une analyse toxicologique est impérative afin de différencier les fruits toxiques des fruits comestibles.

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Conclusion : La fréquence des intoxications par des plantes non comestibles est mal connue en zones tropicales et inter-tropicales, car il n'existe pas ou peu de centres anti-poisons. Une analyse toxicologique est impérative afin de différencier les fruits toxiques des fruits comestibles.

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Médecine d'Afrique francophone

« Intoxication au Detarium senegalense à propos d’une observation au service Pédiatrie du Centre Hospitalier National (CHN) de Pikine »

publié dans Médecine d'Afrique francophone 6602 - Février 2019 - pages 95-100.

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