Actualités de la santé
en Afrique
Décembre 2005

Au sommaire de cette semaine :

Cameroun :
© Hypertension artérielle : Les chiffres qui donnent la tension
© Goutte : Le mal de la bonne bouffe
© Dr Ngandeu Sigwe : Les hommes consomment plus de viandes rouges
© Malnutrition : des chiffres inquiétants. 35% des enfants camerounais en souffrent. L’ignorance des parents en cause
© VIH : un vaccin en cours d’expérimentation

Côte d'ivoire :
© 570.000 séropositifs en Côte d’Ivoire

Madagascar :
© Maurice - Des équipements pour les maladies rénales
© Un nouveau produit contraceptif
© Soins et extraction des dents : Risque de transmission du VIH/Sida
© Lutte contre la filariose lymphatique dans l'Atsimo Atsinanana
© 13 500 nouveaux sidéens découverts tous les jours

Mali :
© Sida, tuberculose et paludisme : le parapluie d'action Bio-Mali

RD Congo :
© De nouveaux produits sur la liste de présélection des médicaments anti-VIH
© 30% de la population congolaise touchés par la drépanocytose
© La rougeole fait des ravages dans le Bas-Congo

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Santé Tropicale



16èmes journées médicales de Dakar

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Hypertension artérielle : Les chiffres qui donnent la tension - Mutations - Cameroun - 06/12/2005
Plus de 20% de Camerounais atteints par cette maladie qui peut entraîner des accidents vasculaires cérébraux.
Les statistiques de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) sont formelles : 500 000 personnes décèdent en Afrique chaque année, des suites d’une hypertension artérielle. La même source affirme que plus de 30 millions d’Africains souffrent d’hypertension artérielle. Au Cameroun, on parle de plus de 20% de la population adulte atteinte. Selon le docteur Anastase Dzudie, médecin en service au département de cardiologie de l’hôpital général de Yaoundé, l’hypertension artérielle est une maladie des vaisseaux sanguins et principalement des artères.
Elle se caractérise par l’élévation permanente des chiffres de la pression artérielle au-dessus de 140 mm de mercure ou de 90mm de mercure. Pour déterminer qu’un patient est atteint d’hypertension, le médecin doit effectuer un test, au moins à deux reprises. Il ne pourra tirer sa conclusion que si les chiffres relevés sont toujours supérieurs à la normale. Pour lui, 90% de sujets présentent une hypertension «essentielle», c’est-à-dire, sans causes spécifiques. Il existe plutôt, selon lui, des facteurs qui favorisent l’émergence de la maladie. Ce sont, l’obésité, le diabète, la consommation du tabac et de l’alcool. L’âge favorise également l’hypertension artérielle. Puisque, «la pression artérielle croit avec l’age. Ce qui signifie que plus on vieillit, plus on a une chance d’avoir une hypertension artérielle », indique le Dr Dzudie.
AVC
A un stade élevé, l’hypertension peut entraîner des conséquences dramatiques. Celles-ci sont, soit cardiaques soit cérébrales. L’hypertension artérielle peut ainsi causer une insuffisance cardiaque. «Ce qui fait qu’au moindre effort physique, le patient se sent essoufflé», affirme le docteur Dzudie. Il ajoute que les vaisseaux sanguins se rétrécissent et ne peuvent plus suffisamment alimenter le cœur. Il en est de même pour les membres inférieurs, qui sont insuffisamment alimentés. Conséquence, à la moindre marche, le patient ressent des douleurs aux mollets. Des signes que confirme Annette Ebang, hypertendue médicalement suivie à l'hôpital central de Yaoundé. «J'ai d'énormes difficultés, affirme-t-elle, quand je marche. Il suffit que je parcours une petite distance pour avoir des palpitations et des maux au niveau des jambes. Cette maladie m'a également fait prendre du poids et mes pieds, au niveau de la cheville, ont aussi enflé, comme vous pouvez le voir.»
C’est sur le plan cérébral que les conséquences de l’hypertension artérielle sont le plus dramatiques. Elle peut entraîner un accident vasculaire cérébral (Avc). Une affection qui entraîne la paralysie d’une partie du corps. Le docteur Dzudie soutient par ailleurs que l’hypertension artérielle peut être à l’origine de la cécité, «les vaisseaux de la rétine étant atteints». Pour ne pas en arriver là, la plupart des médecins conseillent des mesures préventives ou non pharmacologiques. Il s’agit, entre autres, d’une alimentation saine, sans sel et d’une proportion acceptable de graisse. La non consommation de l’alcool et de la cigarette est également conseillée, tout comme une activité physique quotidienne d’au moins 30 minutes.
Pour les sujets déjà atteints, outre ces mesures préventives, ils doivent consulter un médecin, qui prescrit des médicaments qu’il est conseillé de prendre avec toute la rigueur qui sied. Les participants au congrès panafricain de l’hypertension pensent que, dans un contexte de pauvreté, il faut insister sur des mesures prophylactiques (préventives) qui peuvent permettre plus facilement et efficacement de «freiner la pandémie de l’hypertension en Afrique.» Jean-Bruno Tagne
Lire l'article original : http://www.quotidienmutations.net/mutations/1133877524.php

Sida, tuberculose et paludisme : le parapluie d'action Bio-Mali - L'essor - Mali - 06/12/2005
Le Mali, comme tous les autres pays du continent est durement éprouvé par les fléaux du sida, du paludisme et de la tuberculose
Des stratégies nationales sont élaborées par des programmes nationaux pour éradiquer ces pandémies qui menacent les efforts de développement en Afrique.
Pour apporter des réponses appropriées aux problèmes de santé publique, le projet Action Bio-Mali vient d'être créé dans le cadre d'un partenariat réunissant le ministère de la Santé, la fondation Mérieux-Mali et l'Union européenne. Le lancement officiel de ce projet a eu lieu le 1er décembre, au centre Charles Mérieux en présence du secrétaire général du ministère de la Santé, Daba Diawara, du représentant de la Commission de l'Union européenne, Franco Tranquilli, du coordinateur général du projet, notre compatriote Youssouf Issabré.
Le projet Action Bio-Mali est cofinancé par l'Union européenne à 90 % et la fondation Mérieux pour 10 %. Son budget est estimé à plus de 4 millions d'euros soit plus de 2,4 milliards Fcfa. Cette enveloppe permettra de renforcer la synergie entre le diagnostic, le traitement du VIH/sida, de la tuberculose et le paludisme. La formation du personnel et la qualité du plateau technique garantiront un diagnostic rapide et correct de ces 3 pathologies.
Youssouf Issabré a rappelé que cette initiative constitue la 3è action de la fondation après la réalisation du laboratoire d'excellence Rodolphe Mérieux et le centre de formation Charles Mérieux. Il a promis qu'un panel d'experts nationaux et de la Fondation Mérieux apporteront leur savoir-faire à la concrétisation des programmes. Les actions couvrent plusieurs groupes cibles. Les migrants, les routiers, les prostituées, les patients sous traitements anti-rétroviraux, anti-tuberculeux, anti-paludisme, les femmes enceintes, les donneurs de sang, les volontaires pour un dépistage gratuit, les universitaires, les techniciens, les formateurs pourront désormais s'abriter sous le parapluie sanitaire d'Action Bio-Mali.
Le représentant de la commission de l'Union européenne, Franco Tranquilli, a souligné l'importance du projet Bio-Mali dans le cadre de la lutte contre les maladies liées à la pauvreté. Son organisme contribuera à accroître le dépistage et le suivi biologique des malades du paludisme, de la tuberculose et du sida, a-t-il promis avant de se féliciter du partenariat établi entre la fondation Mérieux et le ministère de la Santé. Cette relation est, à ses yeux, un élément essentiel pour atteindre les résultats souhaités par Action Bio-Mali.
Daba Diawara a, lui, souligné l'originalité du projet Action Bio-Mali à travers les méthodes d'approche et de suivi mises en œuvre. Il a assuré les partenaires de l'appui des structures de santé à la réalisation des objectifs fixés. Karim KOMAH
Lire l'article original : http://www.essor.gov.ml/jour/cgi-bin/view_article.pl?id=11356

Maurice - Des équipements pour les maladies rénales - L'express - Madagascar - 06/12/2005
Non dépisté, le diabète peut avoir des conséquences graves
Ceux qui souffrent des reins pourront pousser un ouf de soulagement. De nouveaux équipements seront installés, dès le premier trimestre de l’année prochaine, au département de la médecine nucléaire de l’hôpital Jawaharlal Nehru, à Rose-Belle. Ces appareils sont destinés à mieux dépister les maladies. L’International Atomic Energy Agency (IAEA), organisme des Nations unies, a en effet donné son accord de principe à la demande faite par les autorités pour obtenir ces équipements. Un de ses experts est attendu dans les prochains jours.
Il complétera l’installation des machines et assurera la formation du personnel.
"Si nous pouvons dépister suffisamment tôt le mauvais fonctionnement rénale, nous pouvons traiter le problème de manière plus efficace. La maladie du rein est parfois une des conséquences du diabète", dit un haut cadre du département de la médecine nucléaire. "Actuellement, ajoute-t-il, nous faisons des tests in vivo, mais nous pourrons bientôt commencer les tests in vitro pour pouvoir mieux traiter les malades".
Dans le temps, le système in vitro était utilisé au département de médecine nucléaire alors à l’hôpital Victoria. Ce système consiste à prélever le sang d’un patient pour des analyses en éprouvette. Le département a depuis été transféré à l’hôpital Nehru. Cet hôpital pratique également la transplantation de reins.
Détection efficace
La médecine nucléaire comprend l’injection d’une substance radioactive, le technétium 99, dans le corps humain. Ce produit influe sur les organes spécifiques concernés qui émettent alors des radiations. Selon un spécialiste de cette médecine, la dose de radiation qu’un patient reçoit quand la substance lui est injectée est infime.
"Certains patients sont inquiets quand on leur dit qu’on va leur injecter de la technétium 99. Ils ne doivent pas l’être. A titre d’exemple, la dose est comparable à la radiation pour les tests à rayons X pour la poitrine. Ces tests-là, on les fait tous les jours", rassure-t-il. Le technétium 99 est aussi utilisé pour des études de la thyroïde, du cœur, des poumons et du foie.
A Maurice, la médecine nucléaire est pratiquée depuis une vingtaine d’années. Elle est utilisée notamment pour des examens des os des personnes atteintes du cancer du sein et de la prostate. Ces types de cancer donne lieu à la métastase : les cellules cancéreuses quittent le site d’origine et se déposent sur les os. Ce nouveau site devient une autre source de cancer. La médecine nucléaire permet de détecter très tôt ce nouveau site et de déclencher le traitement efficace. Elle renseigne non seulement sur l’anatomie de l’organe (comme le font le MRI scan, le CT scan, l’échographie et les rayons X), mais également sur son fonctionnement. Alain Barbé
Lire l'article original : http://www.lexpressmada.com/article.php?id=38499&r=14&d=2005-12-06

Un nouveau produit contraceptif - Madagascar-Tribune - Madagascar - 06/12/2005
Une autre nouvelle méthode contraceptive disponible. Le ministère de la Santé et du Planning familial (MSPF) lance actuellement l’Implanon, un nouveau produit contraceptif de longue durée.
Des responsables du ministère, des agents de la santé venus des provinces, des représentants des organismes privés concernés se réunissent depuis hier dans les locaux de la maternité de Befelatanana pour une formation qui va durer 5 jours. C’est une formation des formateurs qui a pour objectif de transmettre aux participants tout ce qu’il faut savoir sur l’utilisation de l’Implanon. Le ministre Jean Louis Robinson a été venu pour honorer de sa présence la cérémonie d’ouverture de la formation.
L’Implanon, en quoi consiste-t-il ?
Le Dr Christiane Rakotomalala, gynécologue-obstétricienne et responsable de la méthode contraceptive de longue durée, répond à la question. “C’est un produit contraceptif de longue durée. Pour mieux comprendre, il ressemble au Norplant. La technique d’utilisation est presque la même. On le met dans le biceps. La femme peut le porter pendant 3 ans, renouvelable autant de fois qu’elle souhaite.
Comparé à d’autres produits contraceptifs, l’Implanon rend facile la vie de ses utilisatrices. La femme vient chez son médecin, une semaine après la mise en place de ce produit pour le contrôle. Puis, si elle le souhaite, elle y retourne une fois tous les ans“.
“Planifier la naissance”
Pendant cette phase de lancement, la pose de l’Implanon est entièrement gratuite dans les 5 centres de santé, à savoir, la Maternité de Befelatànana, la Marie Stops International à Avaradoha, la Salfa à Ambohibao, le centre de santé de base à Tsaralalàna, la Fisa à Ambatomitsangana.
Selon toujours le Dr Christiane Rakotomalala, la pratique du planning familial (PF) ne veut pas dire qu’on veut limiter le nombre de naissances. "Le PF, comme son nom l’indique consiste à planifier les naissances, à les espacer. Et ce, pour le bien être de la famille" a-t-elle lancé.
Rappelons que le MSPF inscrit dans ses priorités la planification familiale. La maternité sans PF présente un risque aussi bien pour la mère que pour la famille, un risque de décès à l’accouchement. Ce qui explique en grande partie le fort taux de mortalité infanto-juvenile, du taux de mortalité infantile dans notre pays. Tout un chacun, agents de santé, partenaires financiers et techniciens du ministère, devraient s’y engager davantage. D’après l’EDS (Enquête démographique et de santé) 2002, à Madagascar, 18% des femmes en union ont eu recours à la méthode de contraception. Ce taux est jugé très bas par rapport au besoin exprimé. Le pays a une demande non satisfaite estimée à 24%.
Lire l'article original : http://www.madagascar-tribune.com/index.php?JOURNAL=769&RUB=41

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De nouveaux produits sur la liste de présélection des médicaments anti-VIH - Le potentiel - RD Congo- 05/12/2005
Deux nouveaux médicaments contre le Vih/Sida ont été ajoutés le 1er décembre 2005 sur la liste de présélection de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms).
L’élargissement du choix des traitements que ces médicaments vont permettre de prendre une importance particulière à la journée mondiale du sida. Ces médicaments sont deux antirétroviraux : la nivérapine, produite par Aurobindo (Inde) et la lamivudine, produite par Aspen Pharmacare Ltd (Afrique du Sud). Aspen a été le premier producteur africain à faire partie de la liste de présélection de l’Oms, grâce à trois produits qui y ont été introduits en septembre, trois dosages de la stavudine, autre médicament contre le Sida. Le nombre des antirétroviraux présélectionnés par l’Oms est désormais de 70, dont 36 produits par des fabricants de génériques et 34 par des fabricants de spécialités. «Les possibilités de choix augmentent et, plus le choix est grand, plus il y a de concurrence au niveau des prix. Nous sommes sûrs que, d’ici à la fin de l’année, de nouveaux produits seront inclus dans cette liste », révèle le Dr Hans Hogerzeil, de l’Oms. R.S.K
Lire l'article original

Soins et extraction des dents : Risque de transmission du VIH/Sida - Madagascar-Tribune - Madagascar - 03/12/2005
Attention, danger ! L’Ordre national des odonto-stomatologistes (ONOS) a alerté les autorités ministérielles et la population toute entière de se méfier de l’existence des produits anesthésiques utilisés par certains cabinets dentaires publics et privés.
Voici les propos du Dr Hygin Randrianary, président du Conseil de l’ONOS, lors d’une rencontre avec la presse hier matin au Motel d’Anosy. “ L’utilisation des solutions anesthésiques, je cite la Lidocaïne hydrochloride 2%, conditionnée en flacon de 50 ml, 20 ml tout en se servant des carpules usés constitue un mode de transmission des maladies telles que le Vih/Sida, l’hépatite B,C, la syphilis “.
Les capsules pré-conditionnées et préemballées contiennent déjà des solutions anesthésiques. Ils sont à usage unique est sont donc à jeter après leur première utilisation.
Ce qui n’est pas le cas dans certains cabinets dentaires publics et privés. Ils les récupèrent et les rechargent à l’aide d’un flacon de 50 ml ou 20 ml. Des résidus du sang resteraient au fond de ces tubes. Si ce sang est contaminé du Vih/Sida, la personne qui utilise après ces tubes est indiscutablement atteinte de cette maladie. Le Vih se propage facilement. Rien de surprenant si le taux de prévalence augmente. Il faut noter que le Vih/Sida se transmet par le sang.
900 000 personnes exposées au risque du Sida
Pour mettre en évidence le réel danger auquel fait face notre pays, l’ONOS a avancé des chiffres. “Si chaque dentiste fait 10 extractions à risque par jour, pour 300 dentistes utilisant ce produit, on compte 3.000 personnes exposées au risque du Sida par jour. Dans l’année, le chiffre atteindrait 900.000“ a affirmé le Dr Hygin Randrianary.
Pour l’ONOS, la seule solution pour y faire face est de retirer les flacons de Lidocaïne hydrochloride sur le marché. “Car le conditionnement de ce produit n’est pas conforme aux normes internationales à usage dentaire. Les normes en la matière sont les capsules de 1,7 ml et/ou 1,8 ml“ a-t-on appris.
A Madagascar, ces solutions anesthésiques conditionnées dans les flacons de 50 ml et 20 ml sont distribuées par le Central d’achat Salama et certaines Phagedis.
L’ONODOS a déjà informé le ministère de la Santé (MSPF), la présidence. Mais, il n’a pas obtenu des réponses favorables. La lette envoyée par l’Agence du médicament de Madagascar du MSPF à l’Ordre stipule que les formes et présentations de Lidocaïne pour lesquelles l’ONODOS porte plainte ne sont pas destinées à l’usage dentaire ; et leur retrait ne peut donc être prescrit car elles sont bien indiquées en milieu chirurgical sauf en cas d’effets adverses dûment constatés.
Face à cette situation, l’Ordre des odonto-stomatologistes appelle aux patients d’être vigilants quand ces derniers aperçoivent la Lidocaïne sous forme de flacon sur la table des chirurgiens-dentistes. “Un homme averti en vaux deux“ dit-on.
Lire l'article original : http://www.madagascar-tribune.com/index.php?JOURNAL=767&RUB=41

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Lutte contre la filariose lymphatique dans l'Atsimo Atsinanana - L'express - Madagascar - 02/12/2005
Les habitants de la région Atsimo Atsinanana seront prémunis de la filariose
Une grande première dans les annales. La lutte contre la filariose est prise au sérieux dans la région Atsimo Atsinanana. Il s'agit une maladie définie comme l'ensemble des manifestations pathologiques, déterminées par le parasitisme d'un organisme humain par des filaires, vers ronds de l'ordre des nématodes.
Dans cette optique, une campagne de distribution gratuite de médicaments est organisée dans les différentes communes de cette partie de l'Ile, à partir du 12 décembre. Les autorités régionales et communales ainsi que des responsables du ministère de la Santé et du planning familial en ont décidé ainsi, à Vohipeno le 30 novembre, au cours d'une réunion des Ampanjaka.
Hormis les enfants de moins de deux ans, les femmes enceintes et les personnes gravement malades, la totalité de la population recevra un comprimé. “Ce traitement, en prise unique annuelle pendant cinq ans, est proposé en vue d'interrompre la transmission de l'affection parasitaire”, explique un médecin.
“L'objectif consiste à éradiquer la filariose dans la région Atsimo Atsinanana, où plus de 50 % de la population en sont atteintes”, apprend-on. Les promoteurs de la campagne envisagent d'atteindre un taux de prise de comprimé d'au moins 88 %.
Notons que le gouvernement malgache, à travers le ministère de la Santé et du planning familial, a déjà élaboré un programme national d'élimination de la filariose lymphatique, suivant les directives de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Ce projet ambitionne son élimination, d'ici quelques années, en tant que problème de santé publique.
Eradication
Dans ses manifestations les plus évidentes, la filariose lymphatique provoque une hypertrophie d'une jambe ou d'un bras, des organes génitaux, de la vulve et des seins. Dans les communautés où elle est endémique, 10 à 50% des hommes et jusqu'à 10% des femmes peuvent en être affectés. Ces aspects de la maladie ont de graves incidences psychologiques et sociales. Outre les anomalies visibles, les filaires provoquent, plus couramment encore, des altérations internes cachées des reins et du système lymphatique.
A Madagascar, les données chiffrées sur cette affection parasitaire ne sont pas encore disponibles. Néanmoins, des enquêtes réalisées, il y a quelques années, ont démontré un fort taux de prévalence dans les régions Vatovavy Fitovinany et Atsimo Atsinanana.
Dans le monde, la maladie menace plus d'un milliard de personnes dans près de 80 pays. Sur les quelque 120 millions de personnes déjà affectées, plus de 40 millions sont gravement handicapées ou défigurées. Un tiers des personnes infestées vivent en Inde, un tiers en Afrique et le reste principalement en Asie du sud, dans le Pacifique et en Amérique.
Dans les zones tropicales et subtropicales où la filariose lymphatique est bien établie, la prévalence de l'infestation ne cesse de progresser. L'une des causes principales de cette augmentation est l'urbanisation rapide et sauvage, créant de nombreux gîtes larvaires pour les moustiques vecteurs de la maladie. Henintsoa Andriamiarisoa
Lire l'article original : http://www.lexpressmada.com/article.php?id=38398&r=13&d=2005-12-02

30% de la population congolaise touchés par la drépanocytose - Le potentiel - RD Congo- 02/12/2005
Trente pour cent ( 30%) de la population congolaise estimée à quelque 60 millions sont touchés par la pathologie de la drépanocytose, soit 5% de malades et 25% porteurs du trait ou transmetteurs de la maladie, indique une Ong de droit congolais dans un communiqué déposé mercredi à l’Apa.
Selon Veritas M’putu Ngo Zingama, président de l’Ong internationale dénommée « Action des volontaires pour l’éducation, la santé, le travail et l’assistance (Avesta), en matière de drépanocytose ou anémie SS, la République démocratique du Congo a la typologie la plus répandue, la plus appauvrissante et la plus meurtrière de toutes. Il souligne les risques de contamination au VIH/Sida auxquels les polytransfusés qui sont sicklanémiques sont exposés en RDC, du fait que 99% des hôpitaux et dispensaires du pays n’assurent pas la sécurité transfusionnelle. « A cette terrible maladie génétique qui les défavorise et les ronge depuis leur conception, n’ajoutez plus rien d’autre et surtout pas le sida», implore le président d’Avesta.
Lire l'article original

Goutte : Le mal de la bonne bouffe - Mutations - Cameroun - 01/12/2005
On peut prévenir cette maladie en évitant certains aliments.
Certains désignent la goutte par le mal. Pour d'autres, vu les interdits qu'elle occasionne, c'est «la maladie de la bonne bouffe». Fréderic Mbida, 55 ans, en souffre depuis deux ans. Depuis l'apparition du mal, ses genoux lui font atrocement mal. La nuit, il ressent des élancements avec des sensations d'arrachement tandis que, la partie douloureuse est enflée et brûlante.
C'est le 2 janvier 2004 que Frédéric Mbida s'est rendu pour la première fois à l'Hôpital central de Yaoundé. Pour le rhumatologue, il a la goutte : «une forme d'arthrite qui se caractérise par un taux élevé d'acide urique dans l'organisme. Ses symptômes sont similaires à ce qu'il ressent», disent les spécialistes. En effet, pour ceux-ci, l'acide urique étant une substance produite naturellement par l'organisme et élimée normalement par les reins, il arrive parfois que l'organisme en produise trop et n'en élimine pas suffisamment. C’est cette situation anormale qui conduit à la goutte.
Selon une enquête hospitalière réalisée en 2004 à l'Hôpital central de Yaoundé, la goutte est la première cause d'anthropathie inflammatoire. Dans le cas de Frédéric Mbida, le médecin lui a indiqué, après les résultats de ses examens, que son «mal» avait des causes génétiques et qu'il était également lié à son alimentation. «Mon grand-père souffrait de cette maladie. J'ai également deux oncles et un cousin qui en souffrent», confie-t-il. Dans le même temps, cet ancien imprimeur avoue avoir un faible pour la catégorie d'aliments qui, selon les médecins, favorisent la survenue de la goutte. «J'aime manger les abats tels que les rognons, les tripes. J'adore également le gibier et les vers blancs appelés «Fos» en ewondo», déclare Frédéric Mbida.
Vin rouge
En fait, des ouvrages sur la goutte rendent compte de l'incidence de l'alimentation sur la production d'acide urique dans l'organisme. Ainsi, selon M. Obougou, nutritionniste à l'Hôpital central de Yaoundé, des aliments comme le caviar (oeufs de poissons), les extraits de viandes (bouillon, jus), la charcuterie, les champignons, certains fromages très fermentés, la mayonnaise, la crème, les sauces grasses, le gésier et le chocolat sont à supprimer des rations alimentaires. Certains vins rouges, comme le vin de Bourgogne, mais aussi le champagne, sont à consommer avec modération.
Néanmoins, les rhumatologues recommandent la consommation du poisson et de certaines viandes blanches telles que le poulet. Comme boisson, Frédéric Mbida a mis un bémol sur la consommation de liqueurs, qu'il affectionnait. Il a dû se mettre à l'eau et aux jus de fruits (orange et citron). Pour M. Obougou, nutritionniste de l'Hôpital central, ces types de boissons permettent d'éliminer les cristaux d'acide urique. Autant dire, qu'un goutteux doit adopter de préférence un régime alimentaire végétarien et supprimer au maximum la consommation d'alcool.
Un fait curieux : la goutte est une maladie qui touche essentiellement les hommes. A l'approche de la cinquantaine, cette maladie insidieuse et atrocement douloureuse se manifeste la nuit. Très souvent, c'est une douleur au gros orteil qui sonne l'alerte. Plus tard, la douleur s'installe au niveau des articulations. Particulièrement au genou et à la cheville. L'intensité de la douleur conduit, dans la majorité des cas, à une impotence. «Avec une telle douleur, je suis obligé de rester allongé pendant la crise», avoue Anatole Kamden, un malade. Cependant dans certains cas, selon les rhumatologues, la peau et les reins peuvent également être touchés. Pour en venir à bout, ou tout moins, pour calmer la douleur avant de se rendre dans un service spécialisé, l'on préconise de faire des massages avec des glaçons. G-Laurentine Assiga
Lire l'article original : http://www.quotidienmutations.net/mutations/1133416203.php

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Dr Ngandeu Sigwe : Les hommes consomment plus de viandes rouges - Mutations - Cameroun - 01/12/2005
Chef du service de rhumatologie de l'Hôpital central de Yaoundé, elle explique les causes de la maladie.
Quels sont les premiers signes cliniques qui permettent d'identifier la goutte ?

La goutte est une maladie métabolique qui va toucher essentiellement les articulations. Elle peut également toucher d'autres parties du corps, comme les tissus péri-articulaires, les conjonctives, les vaisseaux, les reins. La goutte se reconnaît essentiellement dans sa crise inaugurale par l'attaque du gros orteil, qui prend un aspect rouge sur une peau claire, et violacé sur une peau noire. Cette inflammation est parfois accompagnée de fièvre et la douleur est plus vive dans la deuxième moitié de la nuit.
Pourquoi la goutte touche-t-elle d'abord le gros orteil, avant les articulations ?
On indexe surtout les cristaux d'acide urique, qui se déposent principalement dans les parties terminales. Ce sont des parties au niveau desquelles les cristaux se fixent à cause du froid. L'autre raison, c'est que la membrane qui entoure les articulations s'irrite et sa manière de s'énerver c'est de produire des liquides. C'est cette production exagérée de liquides qui va distendre l'articulation, entraîner la douleur, et il y a certaines substances chimiques qui vont engendrer tout le processus d'inflammation.
Y aurait-il des raisons particulières qui exposent les hommes plus que les femmes à cette maladie ?
Si l'on considère les facteurs exogènes à la maladie, on constate que les hommes sont effectivement plus exposés à la goutte. Les hommes sont de grands consommateurs d'alcool. En plus, dans nos traditions alimentaires, il y a une prédominance des viandes rouges comme le gibier, le gésier, les abats et ce sont les hommes qui en consomment le plus. En dehors de ce facteur, il y en d'autres liés à l’individu : les hommes ont un taux d'oestrogène plus bas. Dans ce cas, l'on peut dire qu'il y a également un facteur hormonal.
Peut-on guérir définitivement de la goutte ?
Guérir définitivement de la goutte suppose une bonne prise en charge dès le départ, en consultant un médecin qui vous dictera la conduite à tenir. Premièrement, il faut être discipliné dans le régime alimentaire. Consommer de préférence les légumes verts bien essorés, supprimer l'alcool et les viandes rouges. Consommer du poulet, mais en enlevant la peau, idem pour la viande de porc. Par ailleurs, il faut ôter toute la graisse qui entoure la chair. Manger le poisson bar et supprimer le maquereau, la sardine et le hareng. Ce qui est également essentiel, c’est la consommation abondante d'eau, car l'eau permet d'éliminer l'acide urique dans le sang. Par rapport à la crise, il y en a deux types. La crise aiguë inaugurale et la crise chronique. Dans le deuxième cas, le malade va prendre un traitement de fond, c'est-à-dire un traitement à vie, à base de substances chimiques permettant de baisser l'inflammation et le taux d'acide urique dans le sang. Mais le fait d'avoir une crise avec un taux d'acide urique bas dans le sang ne signifie pas qu'on est à l'abri. Car, le taux peut être bas dans le sang, mais sa concentration élevée au niveau des articulations.
Les femmes sont-elles aussi concernées ?
La plupart des femmes qui sont atteintes de la goutte sont des femmes ménopausées. Parce qu'à la ménopause, le taux d'oestrogènes diminue chez la femme, ce qui l'expose à la goutte. Il y a également d'autres facteurs, comme le surpoids et l'hypertension artérielle, qui entrent en considération. Il faut également signaler qu'il y a des femmes qui peuvent souffrir de la goutte dans le cas du traitement de certaines maladies dont les médicaments ont des effets secondaires. Mais ces cas sont rares. Propos recueillis par G-L. A
Lire l'article original : http://www.quotidienmutations.net/mutations/1133416164.php

570.000 séropositifs en Côte d’Ivoire - Le Patriote - Côte d'Ivoire - 01/12/2005
Les campagnes de sensibilisation et de prévention du VIH/SIDA sont intenses en Côte d’Ivoire. Le gouvernement ivoirien, les ONG et les partenaires à la lutte contre la pandémie n’ont jamais baissé les bras. Mais hélas le tableau demeure sombre.
Actuellement, le taux de prévalence est de 7 %. Et la Côte d’Ivoire est l’un des pays les plus touchés en Afrique de l’Ouest. 570.000 personnes vivent avec le VIH/SIDA. 40.000 enfants sont infectés et 310.000 enfants sont orphelins du SIDA. Ces chiffres alarmants appellent à la mobilisation de tous les acteurs dans la réponse à l’épidémie. Le Fonds mondial de lutte contre le SIDA a apporté son soutien aux ONG de lutte contre le VIH et les IST, en leur accordant des subventions. En effet, grâce à ce fonds, 63 Centres de prises en charge et 64 Centres de dépistage volontaire (CDV) ont été créés. Y compris 54 Centres de Prise en charge de la transmission mère-enfant (PTME) installés à travers le pays. Le Volet VIH/SIDA du Fonds Mondial également contribue au renforcement de capacités du personnel des ONG et des Organisations à base communautaire (OBC) dans six régions sanitaires. Et la formation de 444 personnels de santé à la prise en charge médicale de l’infection à VIH/SIDA.
Seulement 14000 patients sous ARV
Le prix des antirétroviraux (ARV) baisse de 5000 à 3000 Fcfa à compter d’aujourd’hui jeudi 1er décembre 2005. Soit 1000 Fcfa déboursés, par malade, chaque fin de mois. La réduction du prix des ARV a pour objectifs de faire bénéficier des molécules à un plus grand nombre de patients. Mais le nombre de personnes mises sous traitement ARV est encore insignifiant. (14000 personnes). Au premier trimestre de 2005, ce sont 5.071 nouveaux malades qui étaient sous ARV. La stratégie « Three by five (2 en 5) initiée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2003, devrait mettre 3 millions de malades du VIH sous ARV d’ici fin 2005. Malheureusement, cet objectif ne pourra pas être atteint selon le ministre d’Etat, ministre de la Santé et de la population, Dr. Albert Mabri Toikeusse, certains mois, il est impossible de mettre 78000 patients sous ARV en Côte d’Ivoire. Et c’est cet effectif qui a besoin de traitement. Pour avoir un impact sur le profil de l’épidémie, il faut en traiter la moitié. Soit 39000 patients. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la lutte contre le VIH/SIDA doit être l’affaire de tous et tout le monde doit s’y impliquer pour bouter cette pandémie hors de la Côte d’Ivoire. Azoumana Cissé
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13 500 nouveaux sidéens découverts tous les jours - L'express - Madagascar - 01/12/2005
Le dépistage du Vih/Sida est recommandé
Alarmant. Cette année, les dernières données sur le sida indiquent près de 40 millions de personnes vivent avec le vih, à l’échelle planétaire. Chaque année, 640 000 enfants de moins de 15 ans contractent le virus.
Celui-ci a provoqué plus de trois millions de décès entre janvier et novembre. Pire, 700 000 enfants ont été infectés, autrement dit environ13 500 nouveaux cas par jour. Faute de traitements, la moitié en meurt avant la deuxième année. Pour preuve, un enfant de moins de 15 ans succombe du sida toutes les minutes. Lire la suite

Malnutrition : des chiffres inquiétants. 35% des enfants camerounais en souffrent. L’ignorance des parents en cause - Cameroon tribune - Cameroun - 01/12/2005
L’état nutritionnel des enfants dans notre pays est alarmant. 35% des enfants au Cameroun sont sous nourris. Pourtant l’environnement local camerounais possède des aliments parfaitement adaptés à l’alimentation des enfants. Préoccupés par ce pourcentage grandissant, les pédiatres de la Société camerounaise de pédiatrie (Socaped) se sont réunis les 24 et 25 novembre derniers dans la ville de Kribi pour tirer la sonnette d’alarme.
D’après les spectateurs, cette malnutrition paradoxale est due à la pauvreté des familles, incapables d’assurer les besoins en nourriture de leurs enfants. Les mères, de plus en plus, abandonnent l’allaitement maternel. Et pourtant de la naissance jusqu’à l’âge de six mois, le lait maternel suffit à couvrir les besoins nutritionnels du nourrisson. Aliment idéal et gratuit, il suffirait à résorber les problèmes de sous-nutrition des enfants. Un rapport des Dr. Daniel Sibetcheu, Marie Antoinette Fomo, Paul Roger Libite et Eric Jazet, tous pédiatres montre que 21% des enfants de six ou neuf mois ne reçoivent pas d’aliment de complément, et de ce fait ne sont pas nourris de manière adéquate. Une preuve que les sevrages sont mal effectués. Les parents ne savent pas que le sevrage signifie l’introduction progressive sous forme liquide ou semi- liquide d’aliments enrichis en huile et en protéines végétales et animales.
Dans les problèmes nutritionnels des enfants on peut aussi signaler que 15% des enfants souffrent d’obésité. Et ces enfants se recrutent surtout dans les familles aisées où les enfants reçoivent de mauvais aliments, mal adaptés, trop riches et déséquilibrés en sucres et graisses. Ces enfants reçoivent un trop plein de nourriture et deviennent hyper nutris.
Pour juguler la malnutrition, les pédiatres camerounais sont formels : réintégrer l’allaitement maternel exclusif jusqu’à l’age de six mois. Favoriser l’accès à l’eau potable et combattre la pauvreté au sein des familles. Il faudrait par ailleurs, que les autorités mettent l’accent sur le désenclavement des zones rurales riches afin qu’elles approvisionnent les villes pauvres et démunies en nourriture. Dans un proche avenir, les médecins et le personnel de santé organiseront de véritables campagnes de promotion de l’allaitement maternel et des bonnes pratiques du sevrage du nourrisson et de l’enfant. Marguerite Estelle ETOA
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VIH : un vaccin en cours d’expérimentation - Cameroon tribune - Cameroun - 01/12/2005
C’est un dérivé du vaccin contre la rougeole dont les essais sont déclarés encourageants
On a instinctivement envie de partager l’enthousiasme et l’optimisme des dirigeants du Centre Pasteur sur l’évolution du vaccin contre le VIH, que cet institut est en train d’expérimenter. Cette nouvelle expérience, de l’avis des experts, est un pas qui, s’il est mené à terme, pourrait être décisif dans la lutte contre le VIH/Sida. Sur le plan purement scientifique, le vaccin en expérimentation est dérivé de celui contre la rougeole, dont le principe et l’efficacité semblent pouvoir tenir aussi contre le VIH. Dans un article paru en début de semaine sur le site Internet de l’Institut Pasteur, on explique que " l'objectif est de faire un vaccin dit " recombinant " ; c'est à dire d'introduire deux à trois gènes du VIH dans le génome du virus atténué de la rougeole. On dispose alors d'un vaccin mixte VIH-rougeole. Ce projet est coordonné par l’unité des virus lents de l'Institut Pasteur, et bénéficie de plusieurs financements, dont celui du National Institute of Health américain.
A l’état actuel des travaux, l’Institut Pasteur annonce que : " les résultats obtenus chez la souris et chez le primate sont encourageants ". Une expérience a récemment été réalisée chez le primate. Cette expérience consiste à tester le pouvoir protecteur du vaccin rougeole recombinant (mélangeant des protéines du VIH et de son analogue simien le SIV) contre une infection par un virus simien SIV, contenant une partie de l'information génétique du VIH. Six mois après la vaccination, les animaux ont été infectés par le virus SHIV. Les résultats montrent chez 4 animaux vaccinés sur 6, une forte réduction de charge virale initiale et surtout une très forte réponse contre les antigènes du SHIV. Ces études sur le primate sont actuellement prolongées pour observer si l'infection peut être contrôlée à long terme.
Un candidat vaccin rougeole recombinant amélioré et capable d'induire de meilleurs anticorps a été testé chez la souris et devrait être testé à son tour chez le primate. Les essais cliniques chez l'homme vont être réalisés en partenariat avec la société GlaxoSmithKline Biologicals, dans le cadre d'un projet financé par l'Union Européenne. Ils vont permettre d'évaluer la tolérance et la sûreté d'un tel vaccin, ainsi que sa capacité à induire des réponses chez des adultes ayant été vaccinés contre la rougeole. Car, une des inquiétudes au sujet de ce vaccin c’est qu’il soit essentiellement pédiatrique, la plupart des adultes ayant déjà été vaccinés contre la rougeole. En tout cas, le vaccin en projet présente l’avantage non négligeable que, s’il parvient à terme, il serait moins cher, donc accessible au plus grand nombre. Il est désormais établi que les pays sous développés sont les plus touchés par cette pandémie. Serges Olivier OKOLE
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La rougeole fait des ravages dans le Bas-Congo - Le potentiel - RD Congo- 29/11/2005
4 660 cas ont été enregistrés dans cette province, selon les autorités sanitaires. Elles précisent que l’épidémie sévit tant en villes que dans les campagnes.
Pour sa part, le chargé de la surveillance des maladies au niveau provincial attribue cette propagation principalement aux mouvements migratoires des populations, rapporte radiookapi.net. Toutes les zones sont atteintes. Les plus touchées sont Kimpese avec 669 cas dont 12 décès; Lukula, Seke-Banza et Nsona-Mpangu. Les grandes agglomérations ne sont pas non plus épargnées. La ville portuaire de Matadi, par exemple, enregistre chaque semaine une soixantaine de nouveaux malades. Celles de Boma, Mbanza-Ngungu et Kisantu sont également touchées. Quelques actions ont été menées sur le terrain pour enrayer l’épidémie. Au nombre de ces actions, la mise sur pied, selon le docteur Denis Lemba, des comités de lutte contre la rougeole au niveau de bureaux centraux des zones et des districts. Ces comités sont pilotés par les autorités politico-administratives provinciales. Ils sont composés des membres issus de tous les secteurs de la vie, notamment ecclésiastiques, éducatifs, sanitaires et médiatiques. Tous les médecins chefs de zone ont été formés en surveillance épidémiologique. Leurs collègues chefs de districts ont été, quant à eux, instruits pour ouvrir des centres d’isolement dans des hôpitaux où des équipes d’intervention rapide sont mises en place pour la prise en charge des malades. Des partenaires en santé tels la Ctb (Coopération technique belge), l’Oms et Sanru III ont été mis à contribution pour les médicaments et la logistique. Le traitement est gratuit. Véron-Clément Kongo
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