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L'actualité de la santé tropicale Juillet 2002 | |
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Ensemble contre le Sida : Le MATD élabore son plan d'action - sidwaya - Burkina Faso - 04/07/02 | ||
Des
secrétaires généraux des provinces et des agents de l'administration et
du SP-CNLS-IST sont réunis à Nomgana du 24 au 28 juin 2002. Ils auront à
restituer le rapport d'analyse de la situation et de la réponse au VIH-Sida-IST
en vue d'élaborer le plan d'action de lutte contre le Sida du ministère
de l'Administration territoriale et de la Décentralisation (MATD). Avec
7,17% de séroprévalence le Burkina Faso est le 2e pays de l'Afrique de l'Ouest
le plus touché par le Sida. De six cas notifiés de Sida en 1986, l'on est
passé à 174 144 au 1er semestre de l'année 2001. Ce chiffre est en-dessous
de la réalité du fait de la sous-notification. Toute chose qui a amené le
gouvernement burkinabè à s'engager dans un processus de planification stratégique
impliquant les acteurs de tous les secteurs d'activités. La présente session
s'inscrit en droite ligne dans la politique d'implication de tous les secteurs
d'activités à la lutte contre le Sida au Burkina Faso. Le rapport d'analyse
de la situation et de la réponse aux VIH-Sida-IST est le résultat d'enquêtes
menées par un conseil au niveau de l'administration centrale de MATD (directeurs,
agents), ainsi que les élèves-fonctionnaires de l'Ecole nationale d'administration
et de magistrature. "Ce rapport qui a déjà fait l'objet d'amendement de
la part du comité ministériel, est soumis aujourd'hui à l'examen des participants
pour être adopté en vue de l'élaboration de notre plan d'action", a souligné
le directeur des Ressources humaines du MATD, M. Jean Tapsoba. Indiquant
le rôle que doivent jouer les agents du MATD dans la lutte contre le Sida,
le ministre Moumouni Fabré dira : "l'importance de votre mission de conception
et d'élaboration d'une lutte efficace contre le virus au sein de notre département
n'est pas à démontrer. Nul doute que le choix de votre personne est loin
d'être le fait du hasard". En effet, en tant que premiers responsables managériaux
des activités administratives et gestionnaires des ressources de leur localité,
ils sont les mieux placés pour jeter les bases de l'analyse de la situation
et la réponse au VIH-Sida-IST et pour élaborer le plan d'action global de
lutte du MATD. C'est pourquoi le ministre Fabré a exhorté les participants
à s'investir pleinement aux travaux pour répondre au slogan "Ensemble contre
le Sida". Du reste, le secrétaire permanent du Conseil national de lutte
contre le Sida et les IST, M. Joseph André Tiendrébéogo soulignera que "votre
département est l'un des ministères les plus représentatifs du point de
vue répartition géographique à travers le territoire national". Ce qui signifie
pour vous, une vaste couverture quant à la diffusion des messages et des
directives relatifs à la lutte contre le Sida dans notre pays. Il les a,
par conséquent, invités à s'engager à lever les obstacles à la lutte en
définissant des actions originales et adaptées à la particularité de leur
département. Charles OUEDRAOGO Lire l'article original : www.sidwaya.bf/sid04_07_02/société_3.htm |
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Une mission d’investigation sur la fièvre hémorragique Ebola à Mbomo (région de la Cuvette ouest) - Les dépêches de Brazzaville - Congo - 04/07/02 | ||
Une
équipe mixte OMS-gouvernement du Congo vient de rentrer de Mbomo, dans la
Cuvette ouest, où elle a réalisé une investigation sur l’épidémie de fièvre
hémorragique Ebola. Cette mission s’était assignée comme objectifs de confirmer
l’existence de la flambée épidémique et le diagnostic Ebola, d’identifier
les cas et les sujets, ainsi que la source probable de l’infection et de
renforcer les mesures préventives. Selon le rapport dressé par cette équipe,
le pangolin et le chimpanzé sont à l’origine du virus Ebola. Le foyer de
l’épidémie est la localité d’Olloba, un village situé à quelques kilomètres
du chef-lieu de district de Mbomo, tous les malades ayant été contaminés
à partir de ce village. S’agissant de la situation épidémiologique, la mission
a notifié qu’il y a à ce jour 6 malades, 5 décès, 3 cas suspects et 84 cas
recensés. Pour la prise en charge des personnes atteintes du virus, un bâtiment
du centre de santé intégré de Mbomo a été rendu disponible. Le matériel
de protection fourni par l’OMS est disponible en quantité suffisante. La
mise en évidence du virus n’a pu être faite par la mission faute de volontaires
pour accepter des prélèvements de sang. Signalons que la nouvelle épidémie
de fièvre Ebola a été découverte le 17 mai dernier. Lire l'article original : www.brazzaville-adiac.com/html/ba_article.php?DEP_CODE=1123 |
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Sida : Seuls 4 % des Africains malades ont accès aux médicaments - Le soleil - Sénégal - 03/07/02 | ||
C’est
lundi prochain que débuteront les travaux de la 14ème Conférence internationale
contre le SIDA à Barcelone, (Espagne). Dans la lutte contre le SIDA, l’écart
se creuse entre pays riches et pays pauvres du Sud, notamment en ce qui
concerne l’accès aux médicaments. Seulement quatre pour cent (4 %) des personnes
atteintes dans le monde en développement ont accès à un traitement antirétroviral
contre la moitié des personnes touchées en Amérique du Nord. Comme lors
des treize précédentes éditions, des milliers de participants provenant
quasiment de tous les pays de la planète se retrouveront à Barcelone pour
assister, une fois de plus, à des échanges scientifiques feutrés dans d’innombrables
salles de conférences ou d’expositions de milliers de posters, fruits de
recherches de plus en plus nombreuses et compliquées. Ils y représenteront
divers intérêts socio-économiques, financiers, professionnels, raciaux,
nationaux et continentaux, entre autres. Une fois de plus, on s’y retrouvera
difficilement dans ce show médiatico-scientifique. On peut même se demander,
avant qu’il ne débute, qui y parlera au nom des malades anonymes et pauvres
des zones rurales et des banlieues défavorisées de Lagos, Johannesburg,
Soweto, Nairobi, Rio de Janeiro, Bangkok, Ho-Chi-Minh Ville, Sao Paulo,
Paris, New York, Santiago du Chili, Ouagadougou, Abidjan, etc. Il est vrai
aussi, comme pour les précédentes éditions, qu’il y aura sûrement des manifestations
bruyantes, voire des échanges vifs au cours desquels des activistes “purs
et durs” d’ONG comme “ActUp” crieront encore les mêmes slogans comme : “Silence
= mort”. Comme à Florence, Montréal, Durban et dans d’autres capitales qui
ont déjà abrité cette “méga-messe” médicale et surtout pharmaceutique, ils
s’en prendront aux firmes et aux Etats riches qui ne voient pas - ou feignent
de ne pas deviner - que la situation de la pandémie risque de déraper et
s’approcher de plus en plus du point “de non-retour”. Des pays risquent
de passer tout leur temps à enterrer à des victimes du SIDA. D’ailleurs,
c’est le cas déjà dans certaines capitales africaines où l’on cherche actuellement
à aménager de nouveaux cimetières. L’année dernière, 3 millions de personnes
sont mortes du SIDA dont 2,2 % en Afrique, selon le rapport de l’ONUSIDA
présenté, hier, par le Dr Peter Piot, directeur exécutif de cette institution
à la session 2002 du Conseil économique et social des Nations Unies. C’est
un record face au paludisme et à la tuberculose. Depuis sa découverte, en
1981, le SIDA a tué 20 millions d’individus dans le monde. L’ONUSIDA insiste
sur la gravité de la situation. Selon cet organisme international chargé
de coordonner la lutte contre la pandémie dans le monde : “le sida menace
toute une génération en Afrique et déstabilise tout le continent. En Afrique
sub-saharienne, 28,5 millions de personnes sont infectées par le VIH ou
affectées par la maladie du SIDA, soit 70 % des cas dans le monde. Neuf
pour cent des adultes de 15 à 49 ans y sont touchés, selon le rapport de
l'Onusida, contre 8,6 %, il y a deux ans. Au Zimbabwe, un tiers des adultes
est infecté contre un quart en 1999. Au Bostwana, pays qui connaît les taux
d'infection à VIH les plus élevés au monde, 39 % des adultes vivent aujourd'hui
avec le virus contre 36 %, il y a deux ans. A cause du SIDA, l'espérance
de vie y est descendue en dessous de 40 ans pour la première fois depuis
1950. La maladie progresse également et rapidement en Extrême-Orient et
en Europe de l'Est où le nombre de personnes infectées a doublé en deux
ans pour atteindre un million dans chacune de ces régions”. “La dévastation
sans précédent, provoquée par l'épidémie de VIH/SIDA au cours des vingt
dernières années, va se multiplier plusieurs fois dans les décennies à venir,
si le combat contre cette maladie n'est pas considérablement intensifié",
a déclaré le Dr Piot en présentant hier le rapport. Le fonds mondial pour
la santé, destiné à la lutte contre le SIDA, le paludisme et la tuberculose,
tarde à se mettre en place. 7 à 10 milliards de dollars sont nécessaires
pour renforcer la prévention de l’infection et la prise en charge des patients
dans les pays pauvres durant ces cinq prochaines années. Seulement quatre
pour cent des personnes atteintes dans le monde en développement ont accès
à un traitement antirétroviral contre la moitié des personnes touchées en
Amérique du Nord. Dans les pays riches, où 500.000 personnes ont reçu des
médicaments antirétroviraux (ARV), 25.000 personnes sont mortes du sida
l'année dernière. En Afrique, où seulement 30.000 malades ont bénéficié
du traitement, 2,2 millions de personnes sont mortes. A Genève, le slogan
qui avait été retenu était : “réduire l’écart entre les pays pauvres et
riches” (bridging the gap). L’écart est toujours là… FARA DIAW Lire l'article original : www.lesoleil.sn/archives/article.CFM?articles__id=15402&index__edition=9624 |
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Centre hospitalier régional de Ouahigouya : Les ambitions de Koroutoumou Ouattara - sidwaya - Burkina Faso - 03/07/02 | ||
Mme Koroutoumou Ouattara, ancienne directrice générale de l'hôpital de l'amitié de Koudougou, a été nommée à la tête du Centre hospitalier régional de Ouahigouya en novembre 2001. C'est à un moment où la direction générale et les structures syndicales ne parlaient plus le même langage. Le centre hospitalier était dans une sorte de léthargie. Le boycott des activités, le refus d'engranger des recettes ... étaient devenus le menu quotidien. Aujourd'hui, la situation s'est apaisée, les services techniques ont repris du service. La nouvelle directrice générale explique comment le dialogue a été réinstauré. Elle aborde aussi des contraintes et ses ambitions qui sont entre autres, la délocalisation du Centre hospitalier de Ouahigouya. Lire | ||
Ulcère de buruli : Un centre international de prise en charge prévu à Bingerville - Fraternité matin - Côte d'Ivoire - 03/07/02 | ||
30
ha de terrain dans le jardin botanique de Bingerville ont été cédés par
la municipalité pour la construction d’un complexe hospitalier et d’un laboratoire
de recherche au profit des malades de l’ulcère de Buruli. Cette maladie
qui “bouffe” la chair, surtout celles des morts de 15 ans et qui se manifeste
par des grosses plaies difficilement guérissables et aux causes encore mal
connues. Hier, le député de Bingerville, Mme Ago Marthe, vice-présidente
de l’Assemblée nationale, a procédé à la pose de la 1ère pierre de cet édifice,
une initiative de l’Association internationale pour la lutte contre l’ulcère
de Buruli (AILUB), dirigée par Mme Diop Awa, enseignante et fondatrice d’écoles.
Une non professionnelle de la santé, mais qui, ayant été confrontée aux
réalités du mal dans sa région à Séguéla, a décidé avec des partenaires
français et américains de contribuer au resserrement de “l’étau autour de
l’ulcère de Buruli” avec la construction de ce centre. Qui comprendra outre
un complexe hospitalier (sur 7000 m2) et un laboratoire de recherche, une
structure de formation des infirmiers et infirmières spécialistes de l’ulcère
de Buruli, des écoles primaire et maternelle pour permettre à tous ces enfants
déscolarisés ou jamais scolarisés de pouvoir aller à l’école lors de leur
hospitalisation, vu que le traitement est long. Un centre d’hébergement
des parents et du personnel est aussi prévu sur le site de 30 ha. Mme la
vice-présidente de l’Assemblée nationale, sensibilisée à la maladie lors
d’une soutenance de thèse, a décidé de soutenir le projet de l’AILUB d’un
coût estimatif de 10 milliards (sans les logements) selon M. Koffy Gaudens,
architecte chargé de l’étude depuis plus d’un mois. La première pierre du
centre international de prise en charge et de recherche sur l’ulcère de
Buruli a été bénie par l’adjoint au chef de village de Bingerville, M. Aké
Jérôme, et Mgr Joseph Aké, archevêque auxiliaire d’Abidjan. B. ZEGUELA Lire l'article original : www.fratmat.co.ci/story.asp?ID=11890 |
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Prise en charge des personnes vivant avec le VIH/Sida : Des associations s'impliquent au niveau communautaire - sidwaya - Burkina Faso - 03/07/02 | ||
La prise en charge des personnes vivant avec le VIH/Sida au niveau communautaire, constitue actuellement un volet très important dans la lutte contre la pandémie du Sida. Si plusieurs associations et ONG s'impliquent de plus en plus dans cette prise en charge, elles ont souvent besoin de formation pour jouer pleinement leur rôle sur le terrain. C'est le cas de dix associations engagées dans la lutte contre le Sida à Dédougou et Koudougou dont les membres ont été formés par le Groupe d'appui en santé, communication et développement (GASCODE) avec le soutien financier de la GTZ. Lire | ||
Alerte, une épidémie de choléra s’est déclarée: déjà 34 cas dont 2 morts - Fraternité matin - Côte d'Ivoire - 03/07/02 | ||
Aboisso
et Abobo sont les localités les plus touchées pour l’instant. Avec respectivement
26 cas déclarés dont 2 décès ; sept victimes et aucun décès. A Duékoué on
note un cas qui a eu la chance de survivre. Le professeur Andoh, président
du comité de crise contre le choléra installé depuis l’année dernière, appelle
la population à la vigilance. Il rappelle que face au choléra, des mesures
d’hygiène s’imposent à chaque personne, à côté de la grande campagne de
sensibilisation que le ministère va lancer à travers ce comité de crise.
Ces mesures d’hygiène relèvent de gestes très simples, mais utiles pour
préserver la santé. Ainsi, il convient de se laver les mains au savon avant
chaque repas et après les selles. Les fruits et légumes à consommer doivent
également être lavés au savon, quand les aliments doivent être correctement
cuits. Il ne faut boire que de l’eau potable, à défaut, faire bouillir l’eau
avant de la consommer. Le professeur Andoh conseille également d’ajouter
5 gouttes d’eau de javel dans un litre d’eau à consommer si on considère
que l’origine peut être douteuse. L’eau de puits doit être impérativement
traitée avant d’être utilisée. Enfin il est conseillé à toute personne faisant
une diarrhée aiguë, accompagnée de vomissements de se présenter au centre
de santé le plus proche. Au cours d’une rencontre qu’il a eue avec les représentants
de la société civile, des experts et des agents du ministère de la Santé,
des maires, il a expliqué la nécessité d’une grande mobilisation de tous
face à l’épidémie. Aux maires notamment, le professeur Andoh a demandé d’assainir
l’environnement dans lequel vit la population pour éviter le pire. Pour
la prise en charge des malades, il a rappelé qu’elle est gratuite et qu’elle
se fait immédiatement dans le centre de santé le plus proche. JOSETTE BARRY Lire l'article original : www.fratmat.co.ci/story.asp?ID=11888 |
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Journées Nationales Micro-nutriments : Mieux lutter contre les carences alimentaires - sidwaya - Burkina Faso - 02/07/02 | ||
Houndé,
chef-lieu de la province du Tuy a abrité le 25 Juin dernier, la cérémonie
de lancement officiel des Journées micro-nutriments. La cérémonie a été
présidée par le ministre de la Santé, Monsieur Bédouma Alain YODA, qui avait
à ses côtés, ses homologues de l'Action sociale et de la Solidarité nationale,
de l'Environnement et du Cadre de vie, des Autorités politiques et Administratives
de la province hôte, des directeurs et chefs de service du ministère de
la Santé. Des Partenaires au Développement ayant fait le déplacement de
Houndé, on notait la présence de l'UNICEF, de l'OMS, de Hellen Keller International,
de Save the children (Pays Bas, USA, United Kingdom ). Une foule nombreuse
a pris d'assaut le Centre médical de Houndé où s'est déroulée la cérémonie.
Madame Odette ZIBA, haut commissaire de la province du Tuy a dans son mot
de bienvenue, souligné que les populations de Tuy souffrent souvent de pathologies
infectieuses que viennent aggraver des maladies dues aux carences nutritionnelles.
C'est pourquoi, elle a insisté sur la nécessité de mettre en place des stratégies,
en vue d'améliorer de manière qualitative, la situation sanitaire des populations
du Burkina de façon globale et de celles du Tuy de façon spécifique. La
province compte vingt formations sanitaires dont un Centre médical avec
antenne chirurgicale. L'intervention de Madame la Représentante de l'UNICEF
au Burkina a porté sur les efforts consentis par le Burkina dans la lutte
contre les maladies et plus particulièrement, contre les carences nutritionnelles.
Elle a dit en substance qu'il faut "saluer la grande performance du Burkina
Faso qui a réussi une couverture annuelle adéquate en vitamine A aux enfants
d'âge préscolaire grâce aux journées nationales de vaccination et aux journées
micro nutriments". Ceci permet a-t-elle souligné, de sauver la vie d'environ
11000 enfants de 6 à 59 mois, par an au Burkina Faso. Madame Johan FRENCH
a achevé son allocution en invitant les décideurs, les partenaires au développement,
les populations et les communautés, à redoubler d'efforts, pour assurer
à tous, la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Le ministre de la Santé,
M. Bédouma Alain Yoda a dans son discours, relevé que la situation alimentaire
et nutritionnelle dans notre pays reste très préoccupante car "elle est
caractérisée par l'insécurité alimentaire, la malnutrition aiguë à tous
les stades de gravité" Cette malnutrition touche particulièrement, la tranche
d'âge préscolaire (37%) et les femmes en âge de procréer (13%). Evoquant
les carences spécifiques en fer, en iode et en vitamine A, le ministre Yoda
a laissé entendre qu'en absence d'enquêtes nationales sur la situation,
des données parcellaires montrent qu'environ 90% des enfants sont anémiés.
Par ailleurs, la prévalence en goître varie entre 46 à 60% au sein de nos
populations. Quant à la cécité nocturne, la prévalence chez les enfants
de 2 à 10 ans est de 3,4%. C'est un problème de santé publique que nous
vivons dans ces conditions, a poursuivi le ministre YODA. Pour lui l'institutionnalisation
des Journées nationales micro-nutriments devront permettre le renforcement
des stratégies qui prennent en compte, I'intervention de masse en faveur
de communautés. De façon concrète, pour les présentes journées, il sera
administré aux enfants de 6 à 11 mois, une dose de vitamine A (1 million
Ul) et aux enfants de 12 à 59 mois une dose de vitamine A (2 millions Ul).
Les attentes du ministère de la Santé sont que nous arrivions à une réduction
de 23% de la mortalité des enfants de 0 à 59 mois. Avant de terminer son
discours le ministre de la Santé a vivement remercié tous les partenaires
au développement qui ont contribué pour la tenue effective des présentes
journées micro-nutriments. Jean-Bernard ZONGO DCPM/Santé Lire l'article original : www.sidwaya.bf/sid02_07_02/société_5.htm |
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Dame Aka, médecin à la retraite assassinée chez elle - Fraternité matin - Côte d'Ivoire - 02/07/02 | ||
Le
corps de dame Aka Akouba Angèle, 62 ans, médecin à la retraite, a été découvert,
aux environs de 21 h, gisant dans une mare de sang à son domicile. Situé
à la Riviera Golfe, au 8ème étage de l’immeuble Zambèze, appartement n°
352. C’était dans la nuit du 28 au 29 juin 2002. Les enquêteurs de la police
judiciaire et l’officier de permanence du district de Cocody ont trouvé
l’appartement mis à sac. Le corps de la victime était étendu au salon la
tête enfoncée comme si elle avait été assommée. En réalité, dame Aka Angèle
a été égorgée. Elle portait son sac à main en bandoulière sur l’épaule gauche.
Des renseignements recueillis par la police auprès du sieur N’Gatta Zégoua
Regis né le 12 juin 1965 à Kiev, enseignant, domicilié aux Deux-Plateaux,
il ressort qu’il est passé tout juste informer sa mère du décès de son père
le 27 juin 2002, en compagnie de son frère Zégoua Vincent lorsqu’il a constaté
que la maison a été entièrement saccagée. Pris de panique, il a alerté la
police. C’est en présence des agents des forces de l’ordre que le fils a
découvert la dépouille de sa mère. CISSE MAMADOU Lire l'article original : www.fratmat.co.ci/story.asp?ID=11864 |
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Santé de la reproduction des adolescentes : Un projet en marche - sidwaya - Burkina Faso - 02/07/02 | ||
Le
ministre de l'Action sociale et de la Solidarité nationale, Mme Mariam Lamizana,
a procédé, vendredi 28 juin dernier, au lancement du projet "Renforcement
des services sociaux et sanitaires pour satisfaire les besoins en santé
sexuelle et de la reproduction des adolescentes". Au Burkina, les adolescentes,
surtout en milieu rural, sont confrontées à des difficultés de plusieurs
ordres dont les mariages précoces et forcés. Des études ont montré que 10%
d'entre elles sont mariées à l'âge de 15 ans et 62% le sont à 18 ans. Les
conséquences de cette situation sont les maternités précoces qui mettent
cette frange de la population dans une situation sanitaire précaire. De
nombreuses femmes perdent leur vie en mettant au monde précocement. "Une
telle situation interpelle tout le monde : décideurs politiques, partenaires
financiers et acteurs de terrain à se pencher sur la question de l'épanouissement
des adolescentes en matière de santé de la reproduction," a affirmé le ministre
de l'Action sociale et de la Solidarité nationale. Le projet lancé le vendredi
dernier vise l'épanouissement des adolescentes en matière de santé de la
reproduction. L'objectif est de mettre à la disposition des adolescentes,
des services de santé de la reproduction de qualité et accessibles à même
de les aider à faire des choix de vie positive. Le projet intervient dans
le cadre du sous-programme santé de la reproduction, du programme de coopération
entre le Burkina et le Fonds des Nations unies pour la population. Le projet
dure deux ans et va couvrir deux provinces : le Bazèga (Kombissiri, Gaongo
et Naafbaaka) et le Gourma (Fada, Koaré et Natiaboani). Placé sous la tutelle
du ministère de l'Action sociale et de la Solidarité nationale, il sera
exécuté de concert avec les ministères de la Santé, de l'Emploi, du Travail
et de la Jeunesse et les partenaires en matière de santé de la reproduction
dont particulièrement le FNUAP (Fonds des Nations unies pour la population)
qui en assure le financement. La représentante, résidente de l'agence de
l'ONU en matière de population, Mme Agniola Zinsou, a d'ailleurs relevé
au cours de la cérémonie, que l'enjeu d'un tel projet est de taille, surtout
pour un pays où la mortalité maternelle est élevée et imputable aux grossesses
précoces et où l'écart entre les aspirations des femmes et leurs expériences
en matière de procréation est grand. C'est pourquoi elle fonde l'espoir
que les adolescentes des sites du projet auront acquis, à l'issue des deux
ans de vie du projet, des compétences de base suffisantes pour répondre,
faire face au défi de leur croissance et de leur évolution vers une vie
d'adulte de manière responsable et consciente. Pour le ministre de l'Action
sociale et de la Solidarité nationale Mariam Lamizana, la mise en œuvre
d'un tel projet ne peut se faire sans l'engagement et la participation de
toutes les structures impliquées. "A cet effet, je les invite à ne ménager
aucun effort pour la mise en œuvre des activités du projet", a-t-elle indiqué.
Etienne NASSA Lire l'article original : www.sidwaya.bf/sid02_07_02/société_2.htm |
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Grève annoncée du collectif des syndicats - Fraternité matin - Côte d'Ivoire - 01/07/02 | ||
Le
Collectif des syndicats des infirmiers, sages-femmes et techniciens supérieurs
de la santé, menacent de se mettre en grève le 15 juillet prochain. Et cela
pour protester contre le ministère de la Santé qui aurait tronqué les résolutions
de l’atelier “Consensus sur la revalorisation des ressources humaines du
secteur de la santé ” qui a eu lieu au mois de mai dernier. Ces résolutions,
selon le Collectif, qui a tenu une assemblée générale extraordinaire samedi
à l’INSP d’Adjamé, devaient permettre le bon fonctionnement des structures
sanitaires, par la revalorisation des conditions de travail des agents et
de leur cadre de vie. Il était question notamment du reclassement de ce
corps, logé en catégorie B, grade B2, en A2. C’est cette revendication qui
est à l’origine de la grève qui a paralysé les centres de santé les 25 et
26 février dernier. “ En atelier, il a été adopté que cette revalorisation
nous soit accordée et le ministère a produit un document contraire, dans
lequel il propose un reclassement allant de la catégorie B1 à B7, cela n’est
pas de notre goût ”, souligne M. Daha Alfred Didier, secrétaire général
du Syndicat national des réparateurs et gestionnaires en pharmacie de Côte
d’Ivoire. Il explique par ailleurs, que le Collectif a rencontré le ministre
il y a un mois et lui a demandé de retirer du document tous ces avis contraires.
Mais depuis, rien. En plus de l’amélioration du statut de ses membres, le
Collectif des syndicats des infirmiers, sages-femmes et techniciens supérieurs
de santé, fait aussi des revendications d’ordre salarial. “Nous souhaitons
des indemnités spécifiques liées à notre fonction: les gardes, les risques
et le logement ”. Le ministère, à ce propos, aurait émis un document qui
stipule qu’une autre grille salariale est en cours d’élaboration. Ce à quoi
les concernés n’adhèrent pas. Et menacent de faire la grève si jusqu’au
15 juillet rien n’est fait pour restituer les résolutions de l’atelier telles
qu’elles ont été adoptées. Ils souhaitent aussi la signature d’un protocole
d’accord pour l’application de ces résolutions, sur un délai déterminé.
Le chargé de communication du ministère de la Santé que nous avons joint
au téléphone, nous a confié qu’une réunion est prévue le mercredi 3 juillet
à 16 heures au cabinet avec les responsables des commissions pour trouver
une solution à la crise. MARIE-ADELE DJIDJE Lire l'article original : www.fratmat.co.ci/story.asp?ID=11835 |
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“Generations sans sida 2002” : Le collège Descartes vainqueur - Fraternité matin - Côte d'Ivoire - 01/07/02 | ||
105
établissements ont été sélectionnés cette année pour prendre part à la deuxième
édition du jeu concours télévisé de sensibilisation, d’information et d’éducation
des jeunes par les jeunes dénommé “Générations Sans Sida “(GSS). Le prix
a été remporté par le collège moderne Renée Descartes de Marcory le vendredi
dernier au palais de la culture de Treichville. La finale de GSS 2002 opposant
le collège Renée Descartes de Marcory au lycée moderne II de Bouaké a servi
de cadre à une cérémonie parrainée par Mme Simone Gbagbo. représentée par
le docteur Walé Corinne. Qui avait à ses côtés le docteur Coulibaly Makan,
le professeur Ahoussi Eba, représentant respectivement le ministres chargé
de la lutte contre le sida et celui de la Santé publique. La troisième place
de GSS 2002 est revenue au collège moderne d’Abengourou lors du match de
classement contre le lycée de Grand-Bassam. Générations sans sida, jeu concours
télévisé produit par le projet Retro-Ci, se veut selon le directeur adjoint
de ce projet, un forum, un cadre de communication entre jeunes pour non
seulement améliorer leur niveau de connaissances sur la pandémie, mais aussi
et surtout les aider à adopter des comportements responsables. Le projet
Retro-Ci, le soutien financier de cette autre campagne de sensibilisation,
d’information et d’éducation en direction des jeunes par ce jeu concours
télévisé, est sorti du cadre d’Abidjan et sa région, pour associer les établissements
des villes de Bouaké, d’Abengourou et de San Pedro. Ainsi, des 105 établissements
qui ont été sélectionnés à la suite des phases éliminatoires, 16 ont été
retenus pour les huitièmes de finale. Les quatre qui, pour les quarts de
finale, puis les deux meilleurs pour la demi-finale. Toutes ces rencontres
ont eu pour cadre le palais de la culture de Treichville les mardi, jeudi,
vendredi et samedi derniers avec l’arbitrage d’un jury de 6 membres venant
des ONG de lutte contre le sida, des ministères de la Santé, de la lutte
contre le sida et de l’Education nationale. B. ZEGUELA Lire l'article original : www.fratmat.co.ci/story.asp?ID=11836 |
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