Actualités de la santé
en Afrique
Novembre 2005

Au sommaire de cette semaine :

Cameroun :
© Polio : l’inquiétante résistance
© Ophtalmologie : on forme des infirmiers spécialisés
© Nouvelle croisade contre le palu
© On vaccine contre la polio

Congo :
© Recul de la morbidité et de la mortalité dues à la rougeole en Afrique

Côte d'ivoire :
© Lutte contre le paludisme : Plus de 100 milliards consacrés à la recherche d’un vaccin

Ile Maurice:
© Diabète : Les décès liés aux amputations sur une courbe ascendante
© Aucune possibilité d’acheter du Tamiflu fabriqué en Inde
© Les diplômés en médecine de l’Ukraine seront acceptés
© Vers la fin de l’attente pour les interventions cardiaques

Madagascar :
© Accès aux soins - Un nouvel hôpital à Brickaville
© Méthode contraceptive : Un taux de prévalence de 25 % en 2009

RD Congo :
© Bandundu : Jnv 2005 : 82 à 106 % de couverture vaccinale réalisée à Kwango
© Des médicaments piratés causent du tort à la santé humaine
© Par manque de vaccins, deux millions d’enfants meurent

Sénégal :
© Journée nationale de vaccination contre la poliomyélite : 232.017enfants seront vaccinés dans la région de Kaolack
© Entretien avec… Dr Mamadou Diop, chirurgien viscéral, président du Cmsc

Togo :
© Mobilisation internationale contre le sida

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Journée nationale de vaccination contre la poliomyélite : 232.017 enfants seront vaccinés dans la région de Kaolack - Le Soleil - Sénégal - 08/11/2005
La première phase des Journées nationales de vaccination contre la poliomyélite se déroulera du 11 au 14 novembre 2005. 232.017 enfants de 0 à 5 ans sont ciblés dans la région de Kaolack.
En prélude à ces journées, un Comité régional de développement (Crd) a eu lieu le week-end dernier. Cette année, pour atteindre la cible, les districts ont déjà élaboré des micros-plans qui seront portés à la connaissance des acteurs lors des prochaines rencontres préparatoires au niveau régional et départemental. Selon le docteur Débé Ndiaye, les stratégies de l’année dernière seront reconduites avec toutefois un accent particulier sur le déplacement des vaccinateurs. Aussi les localités à cheval sur les limites de districts de Région médicale et même de frontière constituent toujours des poches où, la région médicale de Kaolack est sûre d’avoir raté des enfants à vacciner. Lors des dernières Journées nationales de vaccination, les quatre districts avaient affiché plus de 100 %. PAPE COLY NGOME
Lire l'article original : http://www.lesoleil.sn/article.php3?id_article=5230

Diabète : Les décès liés aux amputations sur une courbe ascendante - L'express - Ile Maurice - 08/11/2005
Les amputations entraînent souvent le décès des diabétiques. Cette situation requiert une sensibilisation aux moyens de prévention des plaies et des “footcare clinics”.
Le diabète tue. Les autorités tirent la sonnette d’alarme sur les nombreux cas d’amputations liées au diabète. Et pour cause. Car la tendance démontre que bon nombre de patients diabétiques meurent quelques années après une amputation de jambe surtout. C’était lors de l’ouverture de cinq jours de formation à l’intention du personnel de la santé, à la salle de virologie de l’hôpital Victoria. Activité qui s’insère dans le cadre du World Diabetes Day, lundi prochain.
Le constat du ministre de la Santé, Satish Faugoo, portant sur les décès liés aux amputations, n’est guère reluisant. Le thème de cette année est Diabetes and footcare. Satish Faugoo rappelle que 10 % des diabétiques meurent au moment des amputations. Il a été également remarqué que 30 % de ceux qui subissent une amputation meurent une année après, alors que 50 % décèdent trois ans après l’amputation. Le risque, fait ressortir Satish Faugoo, est plus grand dans un pays comme le nôtre, car les patients ont recours à un avis médical seulement quand leur problème de pied a atteint un stade avancé. Lire la suite

Aucune possibilité d’acheter du Tamiflu fabriqué en Inde - L'express - Ile Maurice - 08/11/2005
Acheter du Tamiflu, le puissant antiviral contre la grippe aviaire, sous sa forme générique n’est pas aussi facile. La délégation mauricienne qui s’est rendue récemment en Inde à cet effet a bien dû se rendre à l’évidence : contrairement à ce qui était mentionné sur le site Internet du géant pharmaceutique indien, Cipla, cet antiviral ne peut être fabriqué sous sa forme générique.
La raison ? Le laboratoire Roche qui a mis au point ce puissant antiviral possède les droits exclusifs d’exploitation jusqu’en 2016. Ainsi, légalement, Cipla ne peut produire du Tamiflu.
En attendant, avec la grippe aviaire qui affecte de nombreux pays du Sud-Est asiatique, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) fait pression sur le laboratoire Roche. Objectif : que celui-ci accorde l’autorisation à certains laboratoires implantés à travers le monde pour fabriquer du Tamiflu. Une autorisation qui pourrait être accordée mais uniquement après négociations et conditions imposées.
Maurice se tourne ainsi vers le laboratoire Roche pour s’approvisionner en Tamiflu. Certaines sources du ministère de la Santé révèlent que ce n’est qu’hier que le laboratoire a reçu une letter of intent pour l’achat éventuel de 150 000 doses de Tamiflu au coût de Rs 37 millions. Ce qui permet au pays de se placer sur la déjà longue liste d’attente de pays cherchant à obtenir du Tamiflu.
Mais il faudra que le pays confirme d’ici quelques semaines sa commande. Cela, afin que le laboratoire Roche puisse enclencher les procédures pour la fabrication. Et déjà, tout le procédé prend nombre de mois avant d’aboutir.
Maurice dispose en ce moment de 1 000 doses de Tamiflu. Selon un responsable de ce laboratoire à Maurice, une cargaison de Tamiflu est attendue à Maurice vers juillet-août 2006.
Mais l’OMS recommande que le pays possède 300 000 doses de Tamiflu. Et pour s’y conformer, le gouvernement devrait trouver encore Rs 37 millions.
Le Dr Dewan Sibartie, expert à l’OMS, estime, pour sa part, que la menace de grippe aviaire sur Maurice est “minime”. Les oiseaux pouvant apporter la grippe aviaire meurent avant même de pouvoir atteindre nos côtes. Ce sont surtout les oiseaux migrateurs ayant les mêmes ressemblances aux canards et oies qui sont les plus affectés. Et qu’on se rassure : ces types d’oiseaux ne viennent pas jusqu’à nous. Bernard SAMINADEN
Lire l'article original : http://www.lexpress.mu/display_article.php?news_id=5378

Polio : l’inquiétante résistance - Cameroon tribune - Cameroun - 08/11/2005
185 cas de paralysie flasque recensés cette année.
C’est à Dschang que le quatrième passage des Journées nationales de vaccination sera lancé. Le ministre de la Santé publique, Urbain Olanguena Awono va y donner le coup d’envoi d’une opération qui devra se dérouler sur toute l’étendue du territoire jusqu’à vendredi prochain. A quelques heures de cet événement, des informations dignes de foi font état de ce que les vaccins ont déjà été envoyés dans tous les districts de santé. Malgré les efforts des pouvoirs publics, le Cameroun, du fait de la proximité de certains pays-réservoirs, reste sous la menace du poliovirus sauvage. Au Programme élargi de Vaccination, on signale un seul cas de poliomyélite cette année, contre 13 cas en 2004. Depuis le mois de janvier près de 185 cas de paralysies flasques aiguës ont été découverts dans les dix provinces du pays. Or, de l’avis des spécialistes, pour aboutir à l’interruption totale de la circulation du virus, il faut enregistrer zéro cas de paralysie flasque aiguë pendant au moins trois ans. La nécessité de poursuivre le vaccin contre la poliomyélite au Cameroun n’est donc plus à démontrer. Et le système de surveillance pour la détection des nouveaux cas est plutôt efficace.
Demain, à Dschang comme à Pitoa, il ne restera plus aux familles qu’à présenter les enfants de 0 à 5 ans aux agents vaccinateurs. Déjà au cours de la journée d’information sur les 4e et 5e passages des Journées nationales de vaccination synchronisées contre la poliomyélite, les responsables du ministère de la Santé publique ont expliqué le bien-fondé de la vaccination à la presse. Il convient de relever que malgré des actions visant son éradication en Afrique, la circulation du poliovirus sauvage fait de la poliomyélite une menace pour de nombreuses familles camerounaises. D’après le secrétaire permanent du PEV, le Dr Emmanuel Nomo, cette maladie infectieuse entraîne le plus souvent la paralysie des bras et des jambes des enfants de moins de cinq ans. Raison pour laquelle, il est souhaitable que chaque enfant soit complètement vacciné avant son premier anniversaire.
Au PEV, on voudrait que cette population cible prenne des doses supplémentaires de vaccin lors des Journées nationales de vaccination. Pour accompagner les pouvoirs publics et les partenaires multilatéraux (OMS, UNICEF, GTZ, Union européenne…) dans cette campagne de vaccination, les responsables du Minsanté comptent beaucoup sur les médias de masse pour assurer l’information et la sensibilisation des populations sur le rôle, l’importance et les avantages de la vaccination avant, pendant et après les campagnes. Si les derniers passages qui se sont jusqu’ici déroulés en synchronisation avec les pays voisins se caractérisent par une amélioration de la couverture vaccinale, il est aussi vrai que l’enjeu pour ce 4e passage se situe autour des 5 à 6 % d’enfants de 0 à 5 ans qui ont échappé à la vaccination. En plus des deux gouttes de vaccin, les enfants âgés de 6 mois recevront la vitamine A. Armand ESSOGO
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Ophtalmologie : on forme des infirmiers spécialisés - Cameroon tribune - Cameroun - 08/11/2005
Objectif visé par la formation : réduire l’insuffisance en ressources humaines de qualité
Le cycle de formation d’infirmiers licenciés spécialisés en ophtalmologie qui démarre dès cette année académique à la faculté de Médecine et des Sciences biomédicales est l’une des réponses de l’Etat à la lutte contre les maladies cécitantes. Ce projet permettra d’atténuer l’insuffisance en ressources humaines dans cette spécialité. Il s’ajoute en même temps à d’autres mesures telles que la subvention de l’Etat qui permettra cette année, la réalisation de 2.000 opérations de cataracte au profit des nécessiteux à raison de 5.000 Fcfa par patient.
A côté du thème principal du sixième congrès de la Société ouest-africaine d’ophtalmologie intitulé : "La pathologie et la chirurgie orbito palpébrales", plusieurs communications étaient prévues hier sur le glaucome, notamment le glaucome post-traumatique à angle ouvert. Une affection grave de l’œil. Les spécialistes estiment que son traitement est "décevant" dans la plupart des cas à cause du fait que les patients se présentent à un stade irréversible de la maladie. Une étude menée à l’hôpital général de Douala entre janvier 1991 et décembre 2001 a permis de recenser 1343 cas de patients glaucomateux dont 57 glaucomes post-traumatiques parmi lesquels 28 étaient déclarés secondaires aux lésions post-traumatiques.
Le glaucome primitif à angle ouvert (Gpao) présenté par la délégation de Bamako a été également un sujet intéressant où les communicateurs montraient que le Gpao est la première cause de mal voyance irréversible de l’adulte. En 2000, le nombre de sujets atteints était estimé à 66,8 millions dans le monde. En 2002, sa prévalence était de 4,4% chez les sujets de plus de 30 ans à Bamako.
En ce qui concerne la chirurgie orbito-palpébrale, on retient qu’elle connaît de nombreuses complications, les moyens de cette chirurgie sont très limités dans les pays du Sud. C’est une chirurgie dominée par les tumeurs. En Afrique, la pratique de cette chirurgie se passe dans des services généralistes, sous équipés. Mais l’hypothèse d’un perfectionnement de cette discipline reste possible et même un espoir en Afrique noire. Jeanine FANKAM
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Entretien avec… Dr Mamadou Diop, chirurgien viscéral, président du Cmsc : «A Dantec, il se pose un problème de respect de la personne humaine» - Le quotidien - Sénégal - 08/11/2005
L’hôpital Arisitide Le Dantec croule sous le poids de la vétusté des infrastructures et du manque de matériel nécessaire pour assurer les soins de santé. Au niveau de la chirurgie, les interruptions fréquentes du fonctionnement du service sont souvent l’objet de nombreux reports de programmes opératoires aggravant parfois les pathologies. En marge de la conférence de presse du Cmsc, le Dr Mamadou Diop, chirurgien viscéral, décrit la situation sans complaisance.
Quel est l’état des lieux à l’hôpital Aristide Le Dantec ?

Cet hôpital pose des problèmes de plusieurs ordres. Il y a le problème de l’hygiène et de sécurité très sérieux. L’équipement et les infrastructures même de l’hôpital posent problème. Nous des services chirurgicaux, nous avons créé un collectif pour nous mobiliser parce que nous vivons une situation très grave. Les services chirurgicaux sont durablement et continuellement interrompus dans leurs œuvres. Surtout le bloc opératoire central et le service d’anesthésie et de réanimation. Et ces interruptions peuvent durer plusieurs mois avec des répercussions sur les patients. Imaginez un patient qui a un cancer du col et qui bénéficie d’une radiothérapie très chère, qui cherche difficilement cet argent, et qui doit impérativement être opéré au bout de six semaines. Et que ce malade ne soit pas opéré parce qu’il y a rupture d’approvisionnement en produits, des problèmes de maintenance. Ce malade va voir son cancer évoluer, il va perdre tout le bénéfice de la radiothérapie et peut en mourir. Ça, ce sont des situations que l’on vit tout le temps. Lire la suite

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Nouvelle croisade contre le palu - Cameroon tribune - Cameroun - 08/11/2005
La " Semaine du paludisme " se tiendra du 14 au 19 novembre prochain à Yaoundé
Tous en ordre de combat ! A une semaine de l’ouverture du forum des chercheurs du monde centré cette année sur le paludisme, c’est le branle-bas des préparatifs. En Afrique, c’est déjà la mobilisation dans les différents pays. Comme écho à cette mobilisation générale pour freiner le palu, la presse panafricaine, à l’image du news-magazine "Jeune Afrique/L’Intelligent", édité à Paris consacre pour son édition de cette semaine pas moins de 16 pages sur les enjeux du forum de Yaoundé. Pour cette conférence d’envergure mondiale sur une des principales causes de mortalité en Afrique, près de 2.000 délégués de 64 pays du monde, parmi lesquels 1.500 chercheurs et aussi le directeur général de l’OMS, sont attendus au Cameroun. L’événement est placé sous le haut patronage du chef de l’Etat, et on comptera lors de ces travaux, un forum des partenaires où l’on retrouvera des décideurs et des bailleurs de fonds du secteur du paludisme.
La maladie est véritablement l’objet de toutes les préoccupations du point de vue international. C’est notamment pour maximiser l’impact de la recherche scientifique sur le paludisme en Afrique, renforcer les capacités et faciliter la collaboration au niveau mondial qu’est née l’Initiative multilatérale sur le paludisme (MIM). Après Arusha en Tanzanie en 2002, c’est au tour du Cameroun d’accueillir une rencontre capitale initiée par le MIM. Le programme "Roll-back malaria" en Afrique se tiendra en même temps à l’occasion.
Sur place au Cameroun et en attendant le début de ces importantes assises, les choses semblent bouger dans le bon sens. Pour le Pr. Wilfred Mbacham, coordonnateur de cette conférence panafricaine de lutte contre le paludisme, les problèmes concernant la résistance des moustiques aux insecticides et la résistance de la maladie aux médicaments seront au centre des débats. Et il annonce qu’en marge de cette conférence, toutes les nouvelles méthodes, les nouveaux médicaments, les nouveaux insecticides seront rendus publics. Alain TCHAKOUNTE
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On vaccine contre la polio - Cameroon tribune - Cameroun - 08/11/2005
Les 4e et 5e passages des Journées nationales de vaccination synchronisées sont annoncées dans le Littoral.
Le 4e passage des Journées nationales de vaccination contre la poliomyélite démarre demain 9 novembre dans la province du Littoral et se poursuivra jusqu’au 11 novembre. Le communiqué de presse publié par le délégué provincial de la Santé publique indique que " la population cible est constituée des enfants âgés de 0 à 5 ans ". La vitamine A leur sera administrée pendant ce passage de novembre. Le 5e passage, quant à lui, est prévu les 9, 10 et 11 décembre 2005. Une réunion d’information a été organisée à l’intention de la presse la semaine dernière. Le Docteur André Arsène Bita Fouda, chef de service provincial de la santé communautaire, a expliqué que la presse était mise à contribution parce que la moitié des parents sont informés de la vaccination par les médias. Les quelques cas " importés " de poliomyélite sauvage qui ont été signalés l’an dernier démontrent que le risque demeure. L’année dernière justement, le taux de couverture avait atteint les 94%. C’est dire que malgré les efforts des équipes qui descendent sur le terrain, 5 à 6% des enfants ne sont pas vaccinés. Pourtant, les parents sont de moins en moins rétifs à faire vacciner leurs rejetons. Il revient aux équipes de vaccinateurs qui pratiquent le porte à porte de ratisser large pour améliorer les résultats de l’an dernier. S.T.
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Les diplômés en médecine de l’Ukraine seront acceptés - L'express - Ile Maurice - 07/11/2005
L’Ordre des médecins a décidé que ces aspirants docteurs seraient formés durant deux ans dans les hôpitaux avant de pratiquer. Il a également soumis des recommandations au ministre de la Santé
Le Medical Council a rendu son verdict dans le litige l’opposant aux étudiants diplômés des universités ukrainiennes. Auparavant, le conseil avait exprimé des réserves sur leurs diplômes. Réuni en séance spéciale récemment, le conseil a choisi de les pré-enregistrer pour suivre une formation sous certaines conditions.
“Après avoir reçu des documents des universités et après avoir longuement réfléchi, nous avons décidé que ces étudiants suivent un stage de deux ans dans les hôpitaux, avant qu’ils puissent pratiquer”, a soutenu le président du Medical Council, Dr Uday Ramjuttun. Actuellement, les étudiants qui reviennent doivent passer un an d’internat avant de pouvoir pratiquer.
Le Medical Council avait questionné l’authenticité des diplômes, d’autant que certains des étudiants ne possédaient pas de qualification de base avant d’entreprendre des études médicales à l’étranger. Ils ne détenaient même pas un diplôme de
Higher School Certificate (HSC). L’analyse des documents en provenance des universités d’Ukraine n’a pu établir que les certificats n’étaient pas authentiques.
Le conseil exige qu’un “programme structuré”, qu’il a élaboré, soit inclus pendant le stage. Le Dr Uday Ramjuttun prévoit également des évaluations régulières sous la supervision de consultants au sein des hôpitaux.
Dans ce contexte, il est impératif que des amendements soient apportés au Medical Council Act, suggère le Dr Ramjuttun. Le Medical Council a soumis des recommandations au nouveau ministre de la Santé, Satish Faugoo. Un des projets de loi qui devront être présentés en priorité sera relatif à ce dossier.
Pouvoirs revus
Un changement majeur à apporter à la loi porte sur l’introduction d’un examen pour les médecins. Deux écoles de pensées s’affrontent à ce sujet. Certains sont d’avis que l’examen devra se faire dès que l’étudiant rentre au pays alors que d’autres estiment cette étape devra être franchie après l’internat.
Il se pourrait finalement qu’un consensus soit trouvé, en incluant un premier examen général au début et un autre, plus pointu, à la fin du stage. Avant les amendements au Medical Council Act en 2000, la nécessité d’un examen était stipulée par la loi mais pas appliquée.
L’autre changement majeur concernera l’introduction d’un Eligibility Certificate avant le début des études, comme cela se pratique en Inde depuis trois ans. L’objectif est de s’assurer que les médecins potentiels ont au minimum des diplômes de base, comme le HSC, avant de commencer leurs études médicales.
Mais ce sont surtout les pouvoirs revus du Medical Council qui seront le point fort de ces amendements. Il est question que la Public Service Commission délègue à l’Ordre des médecins son pouvoir de sanction contre les médecins fautifs dans les cas de négligence médicale. Faute de pouvoir le faire actuellement, les dossiers traînent et les négligences restent souvent impunies. Jane L. O’NEILL
Lire l'article original : http://www.lexpress.mu/display_search_result.php?news_id=53674

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Recul de la morbidité et de la mortalité dues à la rougeole en Afrique - Les dépêches de Brazzaville - Congo - 07/11/2005
Grâce à la détermination des gouvernements africains et au soutien technique et financier de l’Initiative contre la rougeole, plus de 200 millions d’enfants africains ont été vaccinés contre la rougeole et un million de vies ont été sauvées depuis 1999, indique un communiqué conjoint signé de l’OMS, l’Unicef, la Croix-Rouge américaine, la Fondation des Nations unies et les Centres for Disease Control and Prevention (CDC).
«Le nombre des cas et des décès par rougeole a baissé de 60 % et ce, en raison de l’amélioration des activités de vaccination systématique et supplémentaire en Afrique,» note le communiqué.
Le directeur général de l’OMS y souligne l’avancée majeure de ce progrès pour la santé publique. «Nous devons ces résultats au travail acharné et à la mobilisation des gouvernements des pays prioritaires à forte mortalité rougeoleuse et de tous nos partenaires de l’initiative contre la rougeole mus par un objectif commun – réduire la mortalité par rougeole. Continuons sur cette lancée.»
Afin de poursuivre ses efforts, la fondation des Nations unies, présidée par Ted Turner, a annoncé verser 20 millions de dollars à l’Initiative contre la rougeole au cours des quatre prochaines années, ce qui portera à plus de 57 millions de dollars son appui financier à l’Initiative depuis 2001.
«Ces fonds, nous l’espérons, aideront à mobiliser davantage de partenaires et de défenseurs de cette cause. La réduction de la mortalité rougeoleuse due à l’Initiative est une réussite éclatante et nous ne pouvons nous arrêter maintenant. Forts des réalisations de l’Initiative en Afrique, nous devons utiliser ces campagnes pour distribuer des moustiquaires contre le paludisme et étendre nos activités à d’autres zones en proie à la rougeole, en Asie notamment,» insiste Ted Turner.
La rougeole est l’une des maladies, évitables par la vaccination, qui tue le plus d’enfants dans le monde. En 2003, plus de 500 000 personnes (dont 470 000 enfants de moins de 5 ans) ont succombé à la maladie. La moitié de ces décès sont survenus en Afrique. Il existe depuis plus de quarante ans un vaccin sûr, très efficace qui protège un enfant contre la rougeole pour moins de 1 dollar. Pourtant, la maladie menace encore des millions d’enfants.
Depuis 2001, l’initiative contre la rougeole a mobilisé plus de 144 millions de dollars et aidé plus de 40 pays d’Afrique à mener à bien des campagnes de vaccination anti-rougeoleuse de qualité.
Ces campagnes associent des gouvernements nationaux, des agents de santé, des bénévoles et des communautés dont l’action coordonnée vise, en quelques jours ou quelques semaines, à vacciner contre la rougeole tous les enfants de la tranche d’âge cible.
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Bandundu : Jnv 2005 : 82 à 106 % de couverture vaccinale réalisée à Kwango - Le potentiel - RD Congo- 05/11/2005
82 à 106 % de couverture vaccinale réalisée dans le district du Kwango, dans la province du Bandundu. Tel est le résultat de cette opération qui a été révélé par le Dr Charles Lobanga Bofoka, médecin-chef d’antenne du Programme élargi de vaccination (Pev)/Kenge. L’opération, rapporte l’Agence congolaise de pressse (Acp), a concerné dix zones de santé de l’antenne Pev/Kenge. Il s’agit des zones de santé de Kenge, de Boko, de Popokabaka, de Kimbao, de Masi-Manimba, de Moanza, de Mwela-Lembwa, de Wamba-Lwadi, de Kitenda et de Kasongo-Lunda.
Bien évidemment, le bon résultat enregistré à l’issue de cette opération ne pouvait que réjouir les organisateurs, mais surtout le n° 1 de cette partie de la province du Bandundu.
Le Dr Lobanga Bofoka a qualifié l’organisation de ces journées nationales de vaccination «de réussite totale», en dépit de plusieurs difficultés d’ordre logistique auxquelles la zone de santé de Kasongo-Lunda, en exemple, a été confrontée par rapport aux autres entités sanitaires locales. Difficultés qui, si elles n’avaient pas existé, auraient sans doute permis une couverture vaccinale de plus de 82 % à Kasongo-Lunda. Parmi ces difficultés, le médecin-chef d’antenne du Pev/Kenge a cité notamment l’insuffisance d’approvisionnement de cette zone de santé en porte-vaccins et en moyens de transport.
Selon notre consoeur l’Acp, il explique l’insuffisance de moyens de transport au rejet, par les partenaires, de «moteur hors-bord» repris dans la micro-planification de la zone de santé de Kasongo-Lunda, en vue de la couverture vaccinale au bénéfice des ménages établis le long de la rivière Kwango. Mais, comme on dit, à l’impossible nul n’est tenu. Les organisateurs ne pouvaient que se contenter des moyens dont ils disposaient.
Au regard de leurs résultats à la première phase de la campagne des journées nationales de vaccination 2005, a ajouté le Dr Lobanga Bofoka, la couverture vaccinale des zones de santé de Kimbao, de Kitenda, de Moanza, de Popokabaka et de Wamba-Lwadi oscillent entre 95 et 99,3 %. Les zones de santé de Masi-Manimba, de Boko et de Mwela-Lembwa sont classées deuxième, troisième et quatrième pour avoir réalisé la couverture vaccinale respectivement de 102, de 101 et de 100 % à la même période, a-t-il rappelé.
Pour l’ensemble de l’antenne Pev de Kenge, la zone de santé de Kenge, avec 106 % de couverture vaccinale s’est attribuée la première place au classement. Il a mis aussi en exergue quelques difficultés auxquelles l’antenne Pev/Kenge a été confrontée en l’occurrence la manque de carburant au bénéfice du transport des superviseurs provinciaux et nationaux en transit à Kenge, l’insuffisance de boîtes isothermes, l’arrivée tardive des vaccins et des intrants, l’absence du budget de la mobilisation sociale et l’instabilité des populations dans certaines zones de santé, notamment celles de Wamba-Lwadi et de Moanza. Fl. NL-NS
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Accès aux soins - Un nouvel hôpital à Brickaville - L'express - Madagascar - 04/11/2005
Le CHD II de Brickaville sera doté d’un bloc opératoire comme celui de Manjakandriana.
Le district de Brickaville entend se mettre sur les rails du développement. Un centre hospitalier de district niveau 2 (CHD II) sera, bientôt, construit dans cette localité. C’est ce qu'a annoncé Dr Jean-Louis Robinson, ministre de la Santé et du planning familial, lundi, au cours d’une visite de travail.
“Ce projet, inscrit dans le programme général de l’Etat pour l’année 2006, est initié dans un souci d'offrir des soins à la fois de haute qualité et de proximité, notamment pour les plus vulnérables”, précise-t-il. “D’autant plus que Brickaville se trouve sur un axe routier très fréquenté, car faisant partie de la RN 2. Ce qui engendre une multiplication des accidents de la route”, ajoute-t-il.
Ce CHD II sera bâti sur un terrain en bordure de la nationale 2 et situé à 4 km de la ville de Brickaville. A l’instar du CHD II de Manjakandriana, récemment inauguré, celui de Brickaville comportera également un bloc opératoire -septique et aseptique-, d'une salle de réanimation, d'une pharmacie, d’une maternité, d'une dentisterie, d'un service de pédiatrie, d'un centre de récupération nutritionnelle intensive (Creni), d'un laboratoire, d'un centre de radiologie, d'une morgue, d'un incinérateur, ainsi que de divers bureaux pour le personnel.
“Le budget prévisionnel, destiné aux constructions, s'élève à 1,7 milliards de nos anciens francs, soit Ar 340 millions”, souligne un responsable de ce département ministériel.
Réhabilitation
En attendant, le CHD I actuel, se trouvant dans un état de délabrement total, sera réhabilité. “Le plan de l’enceinte sera modifié pour que les pharmacies, ou encore la dentisterie, soient plus visibles et accessibles au plus grand nombre”, déclare le ministre.
Desservant près de 29 000 habitants, ce CHD I se trouve dans un endroit plutôt humide. “Il est souvent confronté à des problèmes d’infiltrations, notamment pendant la période des pluies, et tout le monde patauge dans l’eau”, explique le médecin inspecteur de Brickaville.
Résultat : la salle de dentisterie est surélevée de un mètre par rapport au sol, pour que les appareils ne soient pas endommagés par l'eau stagnante. La hauteur sous plafond ne suit pas, alors, les normes internationales.
“Les travaux de réhabilitation démarreront bientôt. Les changements seront visibles d’ici trois à six mois”, confie le docteur Jean-Louis Robinson. Actuellement, les patients, nécessitant une intervention chirurgicale, sont évacués à Vatomandry ou à Toamasina. Fanja Saholiarisoa & Henintsoa Andriamiarisoa
Lire l'article original : http://www.lexpressmada.com/article.php?id=37477&r=4&d=2005-11-04

Méthode contraceptive : Un taux de prévalence de 25 % en 2009 - Madagascar-Tribune - Madagascar - 04/11/2005
Un grand défi. Le ministère de la Santé et du Planning familial (MSPF) se fixe comme objectif d’augmenter la prévalence contraceptive pour l’ensemble des méthodes de 18% à 25% en 2009, soit une augmentation de 2 points par an, d’augmenter l’accès des utilisatrices aux différentes méthodes selon leurs choix.
L’atelier organisé hier à l’Ivotel à Ambohidahy s’inscrit dans ces perspectives. Il s’agit d’un atelier sur la relance de la méthode de la longue durée, le dispositif intra-utérin (DIU) ou encore le stérilet dans le langage courant : méthode de contraception dans le cadre de positionnement du planning familial et élargissement de la gamme contraceptive.
Des agents de la santé, des organismes œuvrant dans le domaine de la santé y ont participé et ont discuté des stratégies à mettre en place pour atteindre l’objectif.
La situation actuelle en matière de contraception est préoccupante si l’on se réfère à la déclaration du Dr Christiane Rakotomalala, un des responsables au MSPF. “Les femmes malgaches n’aiment pas utiliser le DIU ou le stérilet. Le taux d’utilisation de ce dispositif chez les femmes est de 3 %. Or, celui-ci offre un avantage particulier. S’il est bien placé, il peut garantir la femme de ne pas être tombée enceinte en cas de rapports sexuels pendant une dizaine d’année. Le DIU peut être aussi enlevé si le couple désire avoir un enfant “.
L’utilisation des méthodes contraceptives s’inscrit aussi dans la politique du MSPF laquelle vise à réduire le taux de natalité de 6,2 enfants à 3 enfants par femme.
Notons qu’à Madagascar, l’âge à la première union (primo nuptialité) est de 19,1 ans et l’âge moyen des premiers rapports se situe à 17,5 ans. La première grossesse survenant en moyenne à 19,5% et l’intervalle inter génésique rapproché moins de 2 ans augmentent le risque pour l’enfant de décéder en bas âge. La pratique de planning familial par utilisation des méthodes contraceptives permet de limiter le nombre de décès des femmes, de prévenir les grossesses à risque ou les grossesses non désirées. Herimanda R.
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Des médicaments piratés causent du tort à la santé humaine - Le potentiel - RD Congo- 03/11/2005
Beaucoup de produits pharmaceutiques vendus au marché noir en Rdc ne sont pas conformes aux normes de fabrication et causent souvent du tort à la santé humaine. C’est ce qu’a indiqué Théophile Tambwe, chercheur indépendant en santé publique au cours d’un entretien avec la presse. Ces médicaments sont souvent sous-dosés ou épuisés, a-t-il affirmé, citant le cas de comprimé d’antibiotique décrit comme dosé à 0,50g, mais en réalité dosé à 0,30g et de la chloroquine dosée à 100mg de chlorhydrate et non de base. Les responsables du déferlement des médicaments imités, douteux quant aux normes de fabrication sur le marché noir ne sont, pour la plupart, des commerçants importateurs contrebandiers qui échappent au contrôle de l’Etat, a-t-il noté, révélant que ces produits sont vendus à moitié prix ou au quart du prix d’un remède dûment contrôlé et d’efficacité garantie mais qui coûte cher. Espérance Tshibuabua
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Par manque de vaccins, deux millions d’enfants meurent - Le potentiel - RD Congo- 03/11/2005
Deux millions d’enfants, au sein des pays en voie de développement, meurent chaque année de maladies évitables par la vaccination. Telle est la déclaration d’un responsable de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), à l’occasion du 7ième congrès mondial sur les vaccins tenu dernièrement à Lyon, en France. Parmi ces enfants, souligne-t-il, deux millions meurent des maladies telles que la rougeole, la poliomyélite, le tétanos ou la coqueluche. Selon l’Oms, quelque 27 millions d’enfants ne sont pas correctement vaccinés. « les vaccins existent mais ne sont pas distribués là il faut pour des raisons d’ordre financier », a déploré le directeur du programme de vaccination de l’Oms, Jean-Marie Okwo, lors d’un point de presse tenu dans cette même ville. Espérance Tshibuabua
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Lutte contre le paludisme : Plus de 100 milliards consacrés à la recherche d’un vaccin - Le Patriote - Côte d'Ivoire - 02/11/2005
La propagation du paludisme continue de susciter beaucoup d’inquiétudes à travers le monde entier.
L’homme d’affaire Américain Bill Gates est sensible aux ravages du paludisme à travers le monde. Par le biais de sa structure de bienfaisance dénommé «Fondation Bill Gates», il vient de décaisser la faramineuse somme de 250 millions de dollars soit au total 162 milliards 500 millions de francs. Selon l’homme d’affaires Américain, la quasi-totalité de cette aide sera consacrée à la recherche et à la mise au point d’un vaccin contre le paludisme. Car pour Bill Gates, s’il est vrai que d’énormes efforts sont faits pour le traitement curatif du fléau, il est plus qu’impérieux de mettre l’accent sur l’aspect préventif de la maladie. Pour M. Bill, il est temps pour l’humanité de trouver un vaccin efficace contre le paludisme afin d’épargner des millions d’enfants et de femmes exposés à la maladie. S’appuyant d’ailleurs sur le dernier rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il déplore que 2000 enfants, meurent chaque jour du paludisme en Afrique. C’est pourquoi, espère-t-il, les chercheurs poursuivront leur œuvre en vue de trouver rapidement un vaccin susceptible de faire reculer le mal comme la polio et la rougeole. Coulibaly Moussa
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Vers la fin de l’attente pour les interventions cardiaques - L'express - Ile Maurice - 02/11/2005
Fort de ses équipements flambant neufs, le centre de cardiologie de Pamplemousses se dote d’une troisième salle d’opération et augmente le nombre d’interventions.
Le centre de cardiologie de Pamplemousses est en passe de devenir le fleuron d’un service de santé autrement souffrant. Les listes d’attente s’y raccourcissent à vue d’œil. Pour la chirurgie, le nombre de patients en attente est passé de 300 à 130 et pour les angiographies, de 1 500 à 300. Mais le personnel veut faire mieux encore et éliminer complètement l’attente pour ces deux types d’intervention.
Cette liste a été réduite en l’espace de trois mois, après que le ministère de la Santé a accédé aux demandes du centre qui réclamait de nouveaux appareils. Ainsi, il dispose d’un nouvel oxygénateur pour les opérations à cœur ouvert et des stents, de même que des ballons et cathéters nécessaires aux angiographies et dilatations.
“Ces équipements nous ont permis d’ouvrir une troisième salle d’opération et nous avons eu l’aide gratuite des cardiologues de l’O.N.G. Cœur pour tous qui nous enverra régulièrement des chirurgiens cardiologues pour des opérations. Nous mettrons fin aux listes d’attente”, a expliqué le Dr Sunil Gunness, directeur du centre.
Ce centre, qui réalise 600 interventions cardiaques par an, est reconnu par Cœur pour tous et une autre O.N.G., Terre des Hommes, comme étant un centre international. D’autant que, selon les normes internationales, le taux de décès dans un centre de chirurgie cardiaque ne doit pas dépasser 5 %. Or, au centre de Pamplemousses, il est de 3 %, taux non négligeable quand on sait que des patients âgés entre 70 et 80 ans y subissent aussi des opérations.
“Nous sommes aussi reconnus comme étant un des centres les moins chers au monde, soit Rs 100 000, tous frais compris, par opération”, explique le Dr Sunil Gunness.
Ainsi, Terre des Hommes fait de plus en plus appel au centre de Pamplemouses pour des interventions sur des enfants africains et malgaches qui sont inopérables dans leur pays. Deux enfants malgaches subi une opération au centre en juin dernier aux frais de Terre des Hommes. Deux autres seront admis sous peu, avec l’arrivée d’une équipe de chirurgiens cardiologues et d’infirmiers spécialisés de la Suisse. Ces derniers s’occuperont aussi d’une trentaine d’enfants mauriciens souffrant de problèmes cardiaques, principalement congénitaux, nécessitant la chirurgie.
Formation du personnel
“Nous visons à avoir un département de chirurgie cardiaque pédiatrique au centre. Et l’équipe suisse qui opère gratuitement et nous offre des équipements, a aussi pris la responsabilité de former notre personnel”, explique le Dr Gunness.
Le centre de Pamplemousses est géré par le Trust Fund for Specialised Medical Care avec un budget de Rs 80 millions. Outre les pontages, dilatations et angiographies, il pratique des interventions de neurochirurgie sur des patients blessés à la tête ou ayant une tumeur au cerveau. Des opérations thoraciques sur les poumons malades sont aussi réalisées. Raj JUGERNAUTH
Lire l'article original : http://www.lexpress.mu/display_search_result.php?news_id=53674

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Mobilisation internationale contre le sida - Republicoftogo - Togo - 02/11/2005
Le Togo sera le pays hôte d’une vaste campagne mondiale destinée à attirer l’attention de la communauté internationale sur l’impact que le VIH/Sida a sur les enfants.
Cette campagne sera lancée le 1er décembre prochain dans la capitale togolaise. Au total huit pays d’Afrique ont été choisis pour accompagner l’Unicef et l’ONUSIDA qui ont déjà procédé le 25 octobre dernier au lancement de cette campagne sur le plan mondial.
«Le Togo a été choisi en raison des différentes actions menées par le gouvernement pour venir à bout de cette maladie et c’est un grand défi que nous devons relever», a affirmé à Republicoftogo.com, un responsable du ministère de la santé.
«Plusieurs stratégies sont élaborés, il s’agit d’assurer l’accès des femmes enceintes aux services médicaux, afin qu’elles puissent entrer sous le protocole de la névirapine», a expliqué à des journalistes, la représente de l’UNICEF au Togo Mme Aïchatou Diawara-Flambert.
La névirapine fait partie de la famille des anti-rétroviraux qui a été proposée à la fin des années 90 pour réduire la transmission du virus de la mère à l’enfant.
«Une autre stratégie porte sur l’accès universelle aux traitement pédiatrique, car à ce jour il n’y a pas beaucoup de formules pédiatriques des anti-rétroviraux. Il s’agira donc d’accélérer la production de ces médicaments, afin que les bébés et les enfants qui sont séropositifs puissent avoir accès aux soins», a ajouté Mme Diawara- Flambert.
En 2010, on estime que rien qu’en Afrique subsaharienne, 18 millions d’enfants auront perdu au moins un de leurs parents à cause du Sida.
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